Le cadavre dans la Rolls de Michael Connelly

Le cadavre dans la Rolls de Michael Connelly
( Trunk music)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Fascagat, le 9 décembre 2004 (Toulouse, Inscrite le 27 juin 2004, 37 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (10 159ème position).
Visites : 4 977  (depuis Novembre 2007)

Le numéro 6 de la série

Anthony Aliso, producteur de cinéma, est retrouvé dans le coffre de la Rolls où il a été abattu. L'inspecteur Harry Bosch pense à une exécution mafieuse, mais les spécialistes de Cosa Nostra lui affirment que non, contre toute évidence ...
Plus curieux encore, l'emploi du temps d'Aliso fait apparaître qu'il aurait du être à Las Vegas lorsqu'il a été tué. Enfin, sa veuve n'a pas l'air autrement bouleversée par sa mort...
vengeance d'épouse bafouée ? Règlement de comptes impliquant de gros bonnet de la police ? La question se pose d'autant plus fort que personne ne semble pressé d'aider l'inspecteur dans son enquête.
J'ai adoré ce livre comme les précédents, rien à dire si ce n'est que j'attaque le prochain.

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Les éditions

  • Le cadavre dans la Rolls [Texte imprimé], roman Michael Connelly trad. de l'américain par Jean Esch
    de Connelly, Michael Esch, Jean (Traducteur)
    Seuil / Points (Paris).
    ISBN : 9782020375405 ; EUR 7,80 ; 10/06/1999 ; 493 p. ; Poche
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Du Connelly

8 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 39 ans) - 2 janvier 2017

Et voilà le cinquième volume des aventures de notre cher Harry Bosch. Dans le monde des policiers, je suis un adepte des romans qui me secouent, qui m’effraient, qui me tiennent en haleine et que je n’arrive pas à lâcher. Mais de temps en temps, j’aime revenir à mon bon vieux Michaël Connelly. Je ralentis le rythme, je prends le temps, je m’imprègne de l'atmosphère. Ce n’est pas bruyant, ça ne bouge pas dans tous les sens mais c’est toujours aussi efficace ! Je lâche les rênes et me laisse balader comme à chaque fois.

Dans cette nouvelle enquête, les circonstances du crime sont claires ou paraissent claires. Cependant, si vous connaissez la manière de fonctionner de cet écrivain, vous saurez que rien n’est jamais vraiment simple. Comme lors de chaque opus, tout est calculé pour devenir plus compliqué qu’il n’y paraît. Pour ce faire, chaque élément a son importance. Il n’y a jamais de gras. Les événements racontés le sont pour une raison, que l’on ne comprend souvent qu’à la fin. D’une découverte en découle une autre et ainsi de suite comme de véritables investigations. Et grâce à ce processus maîtrisé, on est embarqué dans les opérations comme si on faisait partie de l’équipe. On est inclus dans le décor et on vit le quotidien et les révélations de l’enquête.

En parallèle de cette affaire, le personnage d’Harry s’étoffe. Au fil des épisodes, on le connait mieux et on commence à l’apprécier dans son ensemble, avec ses qualités mais surtout avec ses défauts. Cette sensation permet d’encore plus se sentir imprégné de l’univers et d’évoluer en terrain connu.

Michaël Connelly nous offre un nouveau volet plus calme, consacré à mon inspecteur de Los Angeles préféré. Soutenu par une écriture parfois froide mais toujours juste et par un scénario parfaitement huilé, j’ai pris du plaisir à renouer avec cet auteur, qui reste, à mes yeux, un des maîtres du roman policier.

Cinquième épisode de la série Bosch

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 63 ans) - 9 novembre 2012

Hollywood. Sur les hauteurs, le cadavre d’un homme assassiné selon une procédure typique de la Mafia – une balle dans la nuque et le corps abandonné dans le coffre d’un véhicule – est retrouvé dans le coffre d’une Rolls (au moins le titre est-il explicite !). Anthony Aliso est –était – un producteur de films dans le genre pornographique, avec quelques zones d’ombre dans sa vie.

« Alors qu'il effectuait ses recherches infructueuses, il s'aperçut qu'il se sentait bien, presque heureux. Il était de retour sur le terrain, il avait repris sa mission. Puis il se dit qu'il avait fallu que l'homme enfermé dans le coffre meure pour qu'il éprouve cette sensation et s'empressa de chasser ce sentiment de culpabilité. Le type aurait fini dans le coffre quoi qu'il arrive, que Bosch ait réintégré ou pas le bureau des détectives.”

L’enquête va emmener Harry Bosch et son équipe – à qui l’enquête est confiée – à Las Vegas, le paradis du jeu du Nevada où une figure déjà rencontrée dans le passé, Eleanor Wish, va resurgir. Comme de coutume chez Michael Connelly, une figure ni blanche ni noire. Beaucoup d’ambiguïté ainsi que dans l’attitude de Harry Bosch dans cet épisode.
Evidemment rien ne sera simple, notamment avec sa hiérarchie, mais c’est une constante avec cet inspecteur imprévisible qu’est Harry Bosch. On sillonne les milieux du cinéma à Hollywood, on fait un tour dans les casinos – l’enfer du jeu – de Las Vegas et on rencontre finalement peu de personnages qu’on pourrait qualifier de « normaux ».
Sur l’intrigue elle-même on peut faire confiance à Michael Connelly, on ne sera pas déçu. Du tout. Et on conservera en tête les figures de Harry Bosch et de sa relation compliquée avec Eleanor Wish, de Jerry Edgar et Kizmin Rider, ses coéquipiers, de l’ambiance particulière et délétère (ou particulièrement délétère ?) de Las Vegas et des studios de Hollywood.

Très divertissant

9 étoiles

Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 43 ans) - 2 décembre 2010

Très bon Connelly. Notamment quand on les lit dans l'ordre car beaucoup de questions fusent dans la tête de notre enquêteur préféré. L'intrigue est pas mal, peut-être un peu bâclée sur la fin mais je pense qu'il s'agissait de marquer un tournant dans la vie de Bosh.

Welcome back, Eleanor !

7 étoiles

Critique de Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 51 ans) - 9 août 2009

C’est toujours un plaisir que de lire les aventures d’Harry Bosch, même quand la plume de Connelly est un peu moins sûre que d’habitude. Elle dérape plus d’une fois sur le papier, appuyant des caractères là où il aurait fallu tracer le trait rapidement. Ceci dit, Connelly nous balade toujours allègrement par le bout du nez. Il nous fait même voir du pays (Las Vegas en l’occurrence). J’ai apprécié le retour d’Eleanor Wish et que Connelly ait gardé ce personnage tel que là où nous l’avions laissé : ni blanc ni noir, capable de transgressions (ce qui rend la perception de cette femme trouble, on s’en méfie un peu, on questionne ses motivations). L’intégrité de Bosch l’emporte toujours, sur la loi par exemple, ou encore sur les règles internes à la police. Et puis, bien sûr, il faut évoquer l’intrigue. Un peu moins fluide, ai-je trouvé, que dans les opus précédents, un peu moins haletante. Une piste investiguée tant et plus que lorsqu’on s’aperçoit que ce n’est pas la bonne, on trouve le procédé un tantinet malhonnête à l’égard du lecteur. Mais bon, un maître reste un maître, même lorsqu’il connaît quelques ratés…

De Los Angeles à Las Vegas

9 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 46 ans) - 12 mai 2009

Le cadavre d'un homme est retrouvé dans le coffre de sa Rolls Royce, abattu de deux balles dans la nuque selon les habitudes mafieuses. Il s'agit d'un producteur de cinéma de série Z, ayant apparemment une addiction au jeu, ce qui l'amène régulièrement à se rendre dans la capitale du Nevada, Las Vegas. Harry Bosch et ses équipiers, Jerry Edgar et Kizmin Rider, sont désignés pour s'occuper cette affaire. Récoltant peu à peu les indices, ils suivent diverses pistes et ne tardent pas à découvrir les faces cachées de la vie de cet homme assassiné.

Une enquête peut-être un peu plus classique que les autres, mais qui n'en reste pas moins intéressante avec un suspense toujours aussi présent. L'investigation pure s'alterne judicieusement avec quelques scènes d'action bien orchestrées, rendant le tout une fois de plus excellent.
Peut-être ne suis-je plus franchement objectif à la lecture des œuvres de Connelly ? Mais rien qu'à l'idée de lire les prochains, je m'en réjouis à l'avance.

Entre meurtre et amour

7 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 12 avril 2006

Je suis toujours un peu perplexe lorsque les histoires d'amour se greffent aux histoires policières, il y en a forcément une qui perd de sa force au profit de l'autre et ça laisse un goût de trop peu. C'est ce que je ressens ici. L'enquête, l'intrigue, le scénario... tout cela est prenant, palpitant par moments, pas mal de bonnes idées même si quelques rebondissements attendus. Rien à redire sur ce point. Puis il y a le retour d'Eleanor Wish (voir Les égouts de L.A.), ses retrouvailles sentimentales avec Bosh qui perd de sa superbe et de sa pertinence. Enfin c'est ce qu'il me semble, ça n'engage que moi. Un homme qui se laisse déborder par ses sentiments et tant pis pour son boulot... un peu dommage, d'autant plus que je ne trouve pas dans le cas présent que ça le rend plus humain ou plus proche du lecteur.
Cette déception mise à part, j'ai apprécié une fois de plus la plume alerte et riche de Connelly, son sens du détail et de la répartie, son talent à dépeindre des ambiances glauques et des êtres désabusés. Pas le meilleur de la série, mais un plaisir à ne pas bouder!

Le retour de l'inspecteur Harry (HB - part 5)

5 étoiles

Critique de Heyrike (Eure, Inscrit le 19 septembre 2002, 51 ans) - 4 janvier 2005

Après plusieurs mois d'absence, suite à la douloureuse enquête qu'il mena sur la mort de sa mère (Le dernier coyote), Harry est de retour. Aussitôt il est confronté à un meurtre étrange. Un homme est retrouvé assassiné dans le coffre de sa voiture, c'est ce qu'on appelle dans la mafia la petite musique du coffre. La victime, Anthony Aliso, était un producteur de films mineurs (pour ne pas dire minable). Ces visites régulières aux tables de jeux de Las Vegas vont conduire Harry sur la piste de la mafia local. Une surprise de taille l'attend sur place.

J'ai été un peu déçu par ce cinquième opus qui manque de rythme et de rebondissement à la finale, et surtout semble un peu en retrait au point de vue de l'intrigue et de la psychologie des personnages par rapport aux précédents ouvrages. Visiblement l'auteur a eu un manque d'inspiration, mais la lecture n'en est pas pour autant désagréable.

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