Les lois de l'attraction de Bret Easton Ellis

Les lois de l'attraction de Bret Easton Ellis

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Pendragon, le 28 novembre 2004 (Liernu, Inscrit le 26 janvier 2001, 49 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (21 588ème position).
Visites : 4 316  (depuis Novembre 2007)

... ou le double sens de l'attraction !

Deuxième roman d’Ellis, écrit quelques années avant son célèbre American Psycho, ce roman-ci nous plonge dans les joies et les affres des étudiants américains « classiques ». Pourquoi de tels guillemets !? Et bien parce que la vie de ceux-ci est entièrement et complètement remplie de drogue et de sexe, sans aucune place pour quoi que ce soit d’autre et que j’ose croire qu’il s’agit là d’une caricature un peu extrême telle qu’Ellis aime à nous les montrer.

Cela dit, la caricature est plus que réussie et c’est un véritable délice de lecture que de voir se dérouler sous nos yeux les journées de ces jeunes gens tellement bien comme il faut, tellement WASP que nous nous surprenons à les envier… un peu… parfois… enfin quand ils sont « high », parce que la chute, comme de juste est dure !

Ellis nous présente ce roman comme un journal de bord, chaque paragraphe étant écrit à la première personne par l’un des protagonistes. Cela donne un style franc, direct et on ne peut plus réaliste.

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Trop de trop

7 étoiles

Critique de Rafiki (Paris, Inscrit le 29 novembre 2011, 28 ans) - 25 janvier 2012

Dans son genre ce livre n'est pas mauvais, avec une base autobiographique pour plus de réalisme qui plus est. Seulement si j'ai beaucoup aimé la façon dont la vie de ces ados déglingués nous est racontée, je n'ai pas pu m'empêcher de rester quelque peu perplexe quand au degré d'abandon dont ces jeunes font preuve.
Je suis encore bien jeune, je suis je pense dans la norme de "déglingue" pour ma génération, et cette description de l'univers universitaire américain m'a scotché.
A certain moment, même si cela est peut-être vrai je n'en sais rien, j'ai eu l'impression d'une exagération qui m'a gêné dans ma lecture.
Cela n'empêche pas que j'ai dévoré ce livre très facile à lire bien qu'un peu redondant avant d'amorcer le dénouement final, s'il y en a un d'ailleurs.
Dans son genre ce livre me fait penser à un bouquin de Bukowski mais en moins bien, ce dernier ne m'ayant jamais donné l'impression d'en faire trop malgré des épisodes plutôt osés dans ses pages.

Mitigé

5 étoiles

Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 42 ans) - 3 août 2010

J'ai l'impression que ses 3 premiers bouquins parlent des mêmes choses : sexe, drug & rock n' roll. C'est marrant... avec BEE, l'art est redondant mais il est toujours très agréable à lire. Avec ces multiples personnages qui prennent le pouvoir sur chacun des chapitres. La narration est vraiment puissante et on ne peut que rester collés jusqu'au chapitre suivant, qui relate la vie d'un autre personnage (et ainsi de suite).
Pour résumer : un livre admirable mais trop proche de "Zombie" et de "Moins que zéro". En attendant : "Glamorama", "American psycho" et "Lunar Park" qui sont tous des chefs d'oeuvre.

Toujours le même sujet, mais toujours différent.

8 étoiles

Critique de Martin.45 (, Inscrit le 24 janvier 2009, 29 ans) - 20 juillet 2009

Comme dans tous les bouquins de cet auteur, Les lois de l'attraction reprend les thèmes préférés de Ellis : défonces, fêtes, orgies, sexe, violence, jeunesse dépravée, et ce pendant tout le roman.
Le récit ne tourne cependant pas en rond grâce a un système de narration original (plusieurs narrateurs), et aux passages en italique (qui étaient déjà utilisés dans Moins que zéro) qui permettent d'en savoir plus sur l'état psychologique des narrateurs...
Les dialogues sont, comme dans n'importe quel roman de Ellis, excellents.

Pareil et différent

8 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 1 juillet 2009

La forme de narration est intéressante, plus inventive que dans ses autres romans. Bon, c’est toujours l’histoire de pauvres jeunes riches blasés et drogués, du Ellis en somme, quand on lit un de ses livres on doit s’attendre un peu à ça. Moi, j’aime beaucoup l’adaptation cinématographique de Roger Avary, il y a plein de scènes qui me viennent en tête : le voyage de Victor en Europe raconté en quelques minutes sans interruption, l’alcoolique qui danse sur Faith avec son ami, le suicide de la fille qui se fait rejeter, la fille qui se fait vomir dessus en baisant... Je n’ai jamais écouté Dawson, alors peut-être que ça m’a sauvé.

PORNOGRAPHIQUE

2 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 49 ans) - 17 juin 2009

Pornographique au sens littéral du terme. Bien qu'ayant adoré " American psycho" je trouve celui -ci redondant et sans grand intérêt. Je m'attendais à être scotché, je n'ai même pas été désabusé par les affres de ces pauvres gosses de riches. Je n'ai même pas fini la lecture. Peut être qu'en 1985 ce livre a fait fureur, aujourd'hui à l'aune de ce qui se passe sur les campus, il paraît léger. Le style narratif m'a gonflé et la structure désemparé. Bref pas convaincu, pas emballé. Je n'y ai pas trouvé mon compte.

Très très bon, mais...

7 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 37 ans) - 27 mars 2008

Un excellent roman (bien mieux que le film de Avary qui en sera tiré, avec le héros de "Dawson" - hum), mais qui m'a un peu laissé sur ma faim quand même. Sans doute un peu surestimé, ce livre contient de bons passages, bénéficie d'un système de narration original (chaque chapitre est narré par un personnage différent - en fait, trois ou quatre narrateurs se relaient), mais n'est pas le meilleur de BEE.

L'anti-Berkeley des années 60

8 étoiles

Critique de Benoit (Rouen, Inscrit le 10 mai 2004, 39 ans) - 1 décembre 2004

Dans ce livre, on retrouve la même jeunesse désabusée de “Moins que zéro”. Dans ce dernier, l’action se déroulait dans une ville californienne ; ici, cela se passe sur le campus d’un “college” américain. Bien sûr, il ne s’agit pas de la jeunesse américaine en général mais de la jeunesse blanche et riche : celle des WASP. Là encore, Brett Easton Ellis nous décrit le vide de cette jeunesse où on passe le temps entre se droguer ou baiser. Rien d’autre à l’horizon.
L’écriture sèche, à la première personne, les dialogues hallucinants (la marque d’Ellis) renforcent tous cette impression de néant qui semble habiter ces jeunes Américains. Rien ne les motive, la vie nous semble inutile pour eux. Déprimant.
Cependant, je me suis surpris à dévorer ce livre, peut-être fasciné par cette jeunesse, libre de passer le temps à ne rien faire, à ne pas réfléchir, à ne pas s’intéresser au monde qui les entoure... Fascination malsaine...
Attirance/Répulsion : c’est ce qui caractérise pour moi le mieux l’oeuvre d’Ellis.

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