Le banquet de plafond
de Jules Vipaldo

critiqué par JPGP, le 10 juin 2023
( - 77 ans)


La note:  étoiles
Jules Vilpaldo : des araignées dans la tête
Tel un rongeur l’auteur dans ce beau texte se fait les dents sur la poésie et aiment quand les souris dansent. Entre temps il doit se résoudre – quoique peu enclin à l’humanité grignotante _ à sacrifier à des occupations diverses : faire répare sa voiture, dératiser des caves non vaticanes ,tondre des pelouses qui ne sont pas forcément des vacations farcesques. Le tout pour l’édification du lecteur « ou de sa sœur ». En espérant qu’elle n’est pas cloîtrée car dans ce cas il n’y trouvera en rien une édification christique.

Celui qui a reçu déjà le prix Marie-Chantal Nobel pour l’œuvre qu’il n’a pas encore écrire préfèrerait frapper sur des bambous et faire des bamboulas mais « nerfs à vif, enfariné et migraineux comme une bourgeoise mal blasé ou non (a-t-il la politesse de préciser), plutôt que de faire la tête, nous entête à multiplier les irrévérence à la bienséance soit-elle tenante. Arachnéen à sa manière le poète fait sa toile pour régner dans le nonsensique avec un débit (de boisson alcooliques) incessant.

Son seul régime est celui de la langue en folie. Elle fait du gringue en déglinguant les opus. Les siens grattent le dos en sol mineur (ou non)et en boléros de « rats sveltes ». Que demander de plus ? Las canards rient jaune et les Mickey deviennent « neuratsthéniques ». Ce qui n’est pas le cas des lecteurs. L’abîme du sens flirte avec celui des sens. Rien n’est interdit. Vipaldo ouvre les trop pleins où « inexorablement tout glisse». Le lecteur en redemande : il est abasourdi, voire sonné par une telle émancipation des lettres et de l’esprit.

Jean-Paul Gavard-Perret