Une femme morte n'écrit pas
de Liliane Giraudon

critiqué par JPGP, le 9 juin 2023
( - 77 ans)


La note:  étoiles
Liliane Giraudon et l’autre nudité
L’ « exhibition » du moi prend chez Liliane Giraudon au sein de ses diverses expérimentions une emprise particulière. Elle se développe dans ce livre à travers un réseau de résonances et de reconnaissances autant en aval qu'en amont d'une histoire individuelle ou collective.

Une projection féminine est là pour dire ce qui est « normalement » caché et recouvert. Mais la levée de secret a aussi comme support une pléiade d'artistes et écrivains d'Empédocle à Artaud.

Le tout pour prouver que la poésie butte sur un inachèvement. D'où cette nouvelle conquête où la langue bifurque pour tenter d'avoir prise sur le secret. Nous sommes en présence d'un monde plus profond et plus vieux mais tout autant premier. Existe un un autre langage pour un autre dévoilement. La possible mort y devient éventuelle renaissance.

Jean-Paul Gavard-Perret