La petite marchande de prose
de Daniel Pennac

critiqué par Xa4, le 15 mars 2001
(Bruxelles - 37 ans)


La note:  étoiles
Toujours très bon... mais l'effet de surprise est passé
Troisième volet de la saga Malaussène, " la Petite Marchande de prose " nous propose une nouvelle fois de retrouver Benjamin Malaussène et toute sa famille.
Entre sa soeur Clara qui a décidé d'épouser un vieux directeur de prison, Julie qui le quitte sur une dispute et sa mère une nouvelle fois absente, Benjamin n'en mène pas large. Déprimé, il décide d'accepter la proposition incroyable de sa patronne, directrice des éditions du Talion. Il va incarner l'immense auteur J.L.B., dont personne ne connaît le visage mais dont les ventes stagnent et auraient bien besoin d'un bon coup de pub. Seulement, cette décision va le mener au devant de gros ennuis en comparaison desquels les soucis des deux premiers volumes font figure de promenades de santé.
L'histoire reste intéressante dans cette suite (qu'on pourra lire indépendamment), l'humour n'est pas en reste et le style n'est toujours pas désagréable. Seulement, Benjamin, on commence à le connaître par coeur... Ses problèmes sont divers, certes, mais sa philosophie et ses réactions n'ont pas changé d'un poil. Le roman finirait presque par devenir prévisible.
La saga Malaussène serait-elle victime de son succès ? Attention, en tant que roman indépendant, " la Petite Marchande de prose " tient parfaitement la route. Mais pour ceux qui sont des fidèles de la série, peut-être aurait-il été préférable de prendre un tournant plus important plutôt que de se réfugier derrière la continuité.
Cela dit, restons honnêtes. Il y a plein de qualités aussi. Mais je les ai déjà mentionnées dans la critique de " la Fée Carabine ", alors je donne peut-être l'impression de m'attarder sur les petits défauts.
"La mort est un processus rectiligne" ! 10 étoiles

"Ils étaient tous dans la chambre de Benjamin. Il y avait là Thérèse, Clara, Jérémy, le Petit, Thian et Verdun, Louna son mari et les jumelles, Amar, Hadouch et Yasmina, Il y avait là Nourdine et Leila, Mo le Mossi et Simon le Kabyle en permission exceptionnelle, il y avait le chien Julius et il y avait Julie, il y avait Loussa de Casamance et il y avait la reine Zabo, il se trouvait même un flic en blouson d'aviateur à col fourré et le commissaire divisionnaire Coudrier, son supérieur hiérarchique.
Vingt-trois visiteurs.
La famille Malaussène.
La Tribu du Sujet.
Dont on fêtait l'anniversaire.

L'anniversaire d'un Benjamin hospitalisé, dans le coma, une balle dans la tête.
Bouc émissaire des éditions du Talion peut s'avérer être une mission dangereuse.
Surtout lorsque l'on accepte d'endosser l'image d'un écrivain à succès.
J.L.B (pseudonyme de l'ancien ministre Chabotte), un homme d'entreprise davantage qu'un homme de plume.
Le lancement en grande pompe de la sortie de son nouveau roman "Le Seigneur des monnaies".
Et pour incarner cet écrivain de génie, Benjamin Malaussène s'y colle car les lecteurs veulent un visage, une image..
Mais l'envers du décor est loin d'être aussi glorieux.
Encore une fois, Malaussène est mêlé à une tortueuse et dangereuse affaire....
Lui coûtera-t-elle la vie ?

Mon Dieu, quel pied !
La Tribu Malaussène en grande (très grande) forme pour porter et ressusciter son leader.
Une histoire complètement loufoque mais ô combien crédible qui met la littérature et le monde de l'édition au centre du débat.
Des personnages hauts en couleur, aux caractères bien trempés et tellement attachants.
La victoire de l'Amour et de la Fraternité sur les vils intérêts financiers ....
Du très grand Pennac !

Frunny - PARIS - 52 ans - 6 novembre 2017


Sympa 7 étoiles

Un roman sympa, qui se lit sans prise de tête. Il m'a manqué quelque chose pour que je sois vraiment transporté. Les personnages sont vraiment truculents, très attachants, et l'intrigue est (très) bien ficelée. Seulement je n'avais pas envie qu'on me raconte simplement une histoire (aussi bonne soit-elle), j'attendais davantage...

Soldatdeplomb4 - Nancy - 28 ans - 3 février 2011


Un épisode de la série Malaussène qui marque le pas 7 étoiles

Troisième épisode de la saga Malaussène, cette "petite marchande de prose" marque le pas et séduit moins que les deux précédents volumes. Le rythme y est moins élevé et l'histoire moins passionnante. Surtout ce qui manque, c'est l'absence du héros de la série, Benjamin, une grand partie du roman.

Ceci dit, ce livre se lit quand même avec grand plaisir, pour peu qu'on ait aimé les deux premiers, et les aventures de la smala Malaussène sont toujours aussi trépidantes, le tout soutenu par l'écriture simple et agréable de Pennac. Vivement le quatrième !

Enn0 - - 44 ans - 16 août 2009


sans plus... 2 étoiles

Je dois d'abord dire que je n'ai pas lu les tomes précédents mais ça n'empêche pas la compréhension de celui-ci.
Personnellement je n'ai pas trouvé ce livre passionnant, l'histoire n'a pas beaucoup d'intérêt.
Certains détails vers la fin sont même un peu gros.

Mayfair - Distroff - 44 ans - 29 octobre 2008


Troisième tome d'une charmante série 7 étoiles

On suit encore les aventures rocambolesques de la tribu Malaussène. J’ai trouvé ce tome disons... divertissant. Ce livre n'égale pas la qualité de La fée carabine ou Monsieur Malaussène, mais vaut mieux que les deux derniers tomes, Des chrétiens et des maures et Aux fruits de la passion. La saga Malaussène est une série qu’on dévore, même les moins bons tomes.

Nance - - - ans - 29 juillet 2008


Ah belleville!! 8 étoiles

Cette fois Benjamin doit se faire une raison, poissard comme il est c'est décidé, il sera bouc. Un beau bouc-émissaire au service de la reine Zabo, cheftaine incontestée d'une maison d'édition. Le polar continue ici, le rire fait quelquefois la place belle à la tristesse, surtout quand la belle Clara est impliquée, mais l'ensemble est toujours aussi jubilatoire et vivant.

Oxymore - Nantes - 45 ans - 30 octobre 2006


Bien! 8 étoiles

Je l'ai dé-vo-ré. Ca y est je suis bien entrée dans cette saga, et certains passages me font pouffer de rire. Le fait de bien connaître Benjamin Malaussène ne gêne en rien selon moi. On a plaisir à retrouver toute cette grande famille avec les soucis, les situations abracadabrantes que Daniel Pennac sait si bien trouver.

Je ne sais pas si j'ai plus ou moins aimé ce tome qu'un autre, mais il est vrai que j'en garde quand même un très bon souvenir!

Kreen78 - Massy - 39 ans - 21 avril 2006


Dommage !!!! 3 étoiles

Mr Pennac est un auteur fantastique mais j'ai du mal avec le style du Monsieur. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et du mal à finir ce livre. Ce roman a du mal à démarrer et met du temps à se mettre en place et manque de rythme. Le coeur du livre est agréable mais la fin du livre m'a aussi ennuyé.

Mr Pennac est un auteur qui ne laisse pas indifférent : soit on adore soit on ne s'y intéresse pas. Dommage pour moi mais je renouvellerai le test plus tard.

Tchico2 - Labenne - 42 ans - 9 février 2006


De l'art d'aimer exactement... 8 étoiles

3° opus de la saga Malaussène, La petite marchande de prose se déroule autour du personnage central de la reine Zabo. On apprend à mieux la connaître, on trempe dans une duperie éditoriale, on tremble pour Benjamin et on n'oublie surtout pas de rigoler, beaucoup. Pléthore de personnages, d'évènements, les enfants grandissent, Clara se marie, donne la vie, Verdun devient un regard qui tue, on parle de livres, de romans... Bref ! C'est un perpétuel mouvement, jubilatoire de bout en bout, on déguste, on savoure, on en veut encore...

Cuné - - 50 ans - 4 avril 2005


Polar ou conte de faits ? 7 étoiles

Avec la petite marchande de prose, Daniel Pennac transforme les polars en contes de faits…

La reine Zabo était sortie du ruisseau pour régner sur un royaume de papier. Un petit royaume à l'échelle de son corps chétif dominé par une énorme tête. Un royaume qu'elle dominait entièrement. Pourtant, elle peine à dominer Benjamin Malaussène, le bouc émissaire professionnel payé à prix d'or pour compatir avec les écrivains refusés. Alors quand Malaussène, démotivé par le mariage de sa toute jeune sœur Clara avec un directeur de prison modèle quasi-sexagénaire, se saisit d'un prétexte pour démissionner, la reine Zabo se voit contraint à lui offrir un autre emploi : endosser l'identité de J. L. Babel, le prolifique auteur de fadaises à succès. Mais la mort rôde autour de Clara et de Benjamin victimes de la terrible tendance malaussènienne à attirer les problèmes et la tonitruante sarabande de l'opération publicitaire croise dangereusement la route des tueurs…

La petite marchande de prose est le troisième opus de la trilogie bellevilloise de Pennac (Au bonheur des ogres, la fée carabine, la petite marchande de prose). C'est le troisième mélange pennacien de série noire et de merveilleux, d'affaires sordides et de miracles. Un vrai conte de faits éclairés par d'ironiques mises en abyme sur le mauvais goût de l'auteur qui fiance à l'eau de rose Clara à Clarence. Mais des faits brutaux car on se fusilladent plus qu'à l'ordinaire chez Pennac, on y dépouille les comateux de leurs organes quitte à les repouiller ensuite, on braque des vieilles femmes avec des bébés. En somme, rien que de brutal mis à part la merveilleuse, l'attachante, l'impossible tribu Malaussène si haute en couleurs et en tempéraments qui éclaire d'une aura fantastique cette étrange histoire de best-sellers truqués ramenée finalement à une histoire de famille parce qu'après tout la famille est le premier fournisseur d'homicides. La petite marchande de prose en devient une œuvre drôle souvent dont le style étrange peut dérouter tant il mélange genres et thèmes, une œuvre pour des initiés qui se laissent prendre aux jeux sans se perdre dans les méandres de l'histoire.

Banco - Cergy - 35 ans - 11 août 2004


j'ai eu peur 8 étoiles

C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé les attachants personnages de la famille Malausséne. J'ai cru à un moment de ma lecture que Pennac signait là la derniére aventure de cette tribu. Mais c'est vrai que j'avais lu les épisodes suivants. Longue vie à Benjamin

Manhud Yrogerg - Bruxelles - 40 ans - 6 août 2004


Bon mais... 6 étoiles

Je dois avouer avoir eu beaucoup de difficulté avec le style de Pennac. Son écriture très colorée, imprécise et particulièrement française rend la lecture ardue pour moi qui est québécois.

De plus, le récit est complexe et truffé de personnages qui sont souvent peu développés. Par moment, j'ai éprouvé un certain plaisir dans cet univers rocambolesque, mais aussi je me suis perdu sur de longs passages.

Aaro-Benjamin G. - Montréal - 48 ans - 7 juin 2004