A la poursuite des Slans de Alfred Elton Van Vogt

A la poursuite des Slans de Alfred Elton Van Vogt
(Slan)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Léonce_laplanche, le 27 octobre 2004 (Périgueux, Inscrit le 22 octobre 2004, 81 ans)
La note : 5 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (38 132ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 4 466  (depuis Novembre 2007)

Dur, dur d'être un pionnier!

Né en 1912, canadien d'origine, A. E. Van Vogt s'est installé et a vécu à Los Angeles. Il est l’auteur d’une grosse trentaine de romans, dont de nombreux best-sellers. Le présent ouvrage a été tiré à 650 000 exemplaires, rien qu'aux Etats Unis.

Il s’agit bien sûr d’un récit de science-fiction. Sur Terre, à une époque indéterminée, cohabitent très mal des humains plutôt décadents, des slans incomplets, intelligents mais craintifs et belliqueux, et quelques slans parfaits.
Ces derniers ont toutes les qualités : sur-développés intellectuellement et physiquement, ils sont capables de télépathie et d'hypnose. Ils sont pacifiques.
On suit les aventures de Jommy Cross un jeune slan au destin fabuleux.... et abracadabrantesque!

Il faut lire ce livre au premier degré, sans trop chercher à comprendre car il y règne beaucoup d'invraisemblances et d'incohérences! Pas mal de rebondissements, mais aussi de caricatures: les méchants d'un côté, les gentils de l'autre! On ne se fait pas trop de soucis pour ces derniers car on voit vite que rien n'empêchera leur victoire.
Personnages et sociétés sont schématisés à l'extrême, et l'écriture est plus que quelconque.
Peut-être conviendrait-il de replacer ce livre en son époque (1940), mais je pense pour le moins qu'il a très mal vieilli.
Plusieurs transpositions vers la société américaine de l’époque, et son évolution « souhaitable », ont été formulées, mais en l’absence de toute certitude mieux vaut s’abstenir !

Peut-être reste-t-il le charme du désuet ?

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Un livre sur la tolérance... vraiment ?

4 étoiles

Critique de Anthaxxx (, Inscrit le 26 septembre 2017, 40 ans) - 26 septembre 2017

J'avais lu ce livre une première fois quand j'avais 12 ans peut-être. Et j'en avais gardé un super souvenir !
Le côté fantastique, l'enfant persécuté, les pouvoirs télépathiques, la grande force et agilité... Bref : tous les ingrédients pour faire rêver le môme que j'étais.

Je viens de le relire. A 40 ans.

Je ne veux pas parler du fait qu'il a mal vieilli, il y a déjà assez de commentaires de ce genre.
Non, je voudrais aborder une drôle de façon de voir les choses, un parallèle qui me dérange assez. J'y ai presque vu de la propagande !

En effet, on parle d'une race supérieure. Supérieure aux humains actuels qui sont amenés à disparaître : on nous dit dans le livre que les humains sont de moins en moins fertiles. Moi, quand on parle de race supérieure, je pense à la race arienne...
Cette race supérieure est accusée d'avoir fait des atrocités aux humains, on raconte qu'ils ont fait des expériences horribles... (ça me rappelle les nazis, ça, non ?). Or, on nous dit ensuite que ce n'est qu'une propagande destinée à rendre cette race supérieure détestable !
On nous parle d'un dictateur, qui pour se dissimuler, n'a pas les traits et caractéristiques de cette race supérieure... Dictateur ? Hitler ?
Mais ce dictateur est en fait un slan.
Il nous explique d'ailleurs que comme ils étaient tellement haïs et rejetés, traqués par les méchants humains (race en perdition et devenant débile), ils ont artificiellement créé une autre race plus belliqueuse et plus facile à se dissimuler au beau milieu des humains, et qui va assurer l’extermination des humains, puis, une fois cela accompli, va progressivement redevenir la race supérieure parfaite, les vrais Slans !
Non mais attends... Elle est où la tolérance là ? Même si le héros c'est le môme qui veut à tout prix empêcher l'invasion des faux Slans pour sauver les humains, en finale, j'ai plus l'impression qu'on nous explique que son côté idéaliste n'est que futilité, puisqu'à la fin, le dictateur à la tête des humains, qui est censé être le dernier espoir d'empêcher leur extermination, n'est qu'en fait un Slan dissimulé, qui est donc bien au courant de ce qu'il se trame, et qui a bien l'air déterminé à laisser cela avoir lieu !

Je ne sais pas si je suis le seul à être gêné par ces drôles de parallèles, si je suis le seul même à les voir, mais ces histoires de race supérieure, de propagande organisée contre la race supérieure, etc. ça fait un peu trop écho à mon goût à des propos nazis. J'aimerais pouvoir lire vos réactions, et sans animosité, m'expliquer pourquoi je me trompe ! Car cet auteur canadien ne peut pas être pro-nazi...

Science-fiction vieillotte et pas excitante.

3 étoiles

Critique de Nabu (Paris, Inscrit le 26 février 2005, 31 ans) - 4 avril 2014

A la poursuite des Slans est un vieux roman de science-fiction écrit par A.E Van Vogt en 1940. Autant vous dire qu’on est dans le vieux de la vieille de la SF.

Voici le pitch : Jommy Cross fait partie d’une race supérieure, les Slans. Ces joyeux lurons sont à la fois des génies télépathes et des supers athlètes.

Et contre toute logique, ils se sont fait exterminer par les humains parce que « LOL ON E PASIFIK ON VE PA TUE MDR ». Bien ouej les gars, le petit Jommy se retrouve donc orphelin à l’âge de douze ans (ou huit, je sais plus et j’ai la flemme de vérifier).

En parallèle, une autre slan, Kathleen, est gardée en observation par l’état qui consiste en un tyran et son comité de mini-tyrans.

Du coup, l’histoire va se résumer à deux histoires parallèles. D’un côté, Jommy essaye de retrouver la trace de slans vivant encore sur terre, de l’autre, Kathleen essaye de survivre au palais malgré les menaces permanentes des humains qui veulent la buter.

Il n’y a pas la moindre pointe d’excitation dans ce livre. L’introduction, l’élément perturbateur, les bastons, le développement, la conclusion… TOUT est chiant à crever. Le seul mérite de ce livre est d’être écrit correctement et donc de se lire bien.

Les personnages sont plats et sans saveur. D’un côté, on a les humains qui sont tous lavés du cerveau et veulent buter les slans de manière fanatique, d’ailleurs on ne connaîtra jamais l’origine de ce fanatisme dans le bouquin. De l’autre, on a les slans qui sont mous du bulbe, ils se font buter mais ne connaissent pas la haine. Ils sont proches de l’extermination mais ne connaissent pas la colère.

En gros, il n’y a que des débiles. Génial.

Breeeeef, un livre qui se veut culte en science-fiction mais qui n’a d’intérêt que pour ceux qui veulent se tailler une culture dans l’histoire de ce genre. Autrement, c’est comme regarder un film avec des vieux effets spéciaux. Aujourd’hui, du point de vue du plaisir et du divertissement, je ne vois aucun intérêt à lire ce livre. On pourra penser au thème du racisme et de la tolérance qui est abordé mais le livre est tellement chiant qu’en fait, on s’en fout. Passez votre chemin.

Slan

10 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 35 ans) - 12 mars 2014

Aucun doute n'est permis, ce roman très court (215 pages en poche) est un des grands classiques de la SF. Van Vogt, aussi auteur de la fameuse trilogie des "Ã" (qui, aussi, est un classique absolu du genre) pour ne citer que ça, livre ici un roman remarquable sur le droit à la différence, tout en étant un récit haletant sur une traque. On notera cependant le personnage de "Mémé", plutôt énervant par moments...
Mais ça ne fait pas changer ma note !

Classique de la SF et passionnant de bout en bout

8 étoiles

Critique de Jeronimo1068 (Fontenay sous bois, Inscrit le 4 février 2009, 48 ans) - 5 février 2009

C'est un livre court mais entrainant dès le début. On est facilement emporté dans l'action.
Dommage qu'il n'y ait pas de suite !

AVIS MITIGE !

7 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 50 ans) - 11 septembre 2008

Le récit se déroule sur terre aux environs de l’année 3571 bien que l’auteur ne donne jamais de précision chronologique exacte. Une nouvelle race d’humains est apparue sur Terre les Slans. Ils sont en fait une évolution de la race humaine.
Ils sont télépathes (grâce a deux filaments couleur or et qui se trouvent sur le sommet de leur crâne) dotés d’une constitution et d’une agilité hors du commun (avec notamment deux cœurs), d’une magnifique beauté, mais surtout, d’une intelligence hors du commun.
A un moment dans l’histoire de la planète, les Slans ont dominé la Terre mais depuis ce temps, les Slans ont été traqués et persécutés jusqu’au dernier.
L’histoire commence à Centropolis, ville où siège Kier Gray, le dictateur président et son «âme damnée» John Petty, le chef de la police secrète.
Ils traquent sans merci les derniers Slans vivants, et parmi ceux-ci John Thomas «Jommy» Cross, le héros de l’histoire, est un jeune Slan qui n’a que neuf ans mais déjà une intelligence hors du commun…
La mère de Jommy venant d'être assassinée par les sbires de John Petty, Jommy trouve refuge auprès d’une vieille dame qui se fait appeler par le sobriquet de «Mémé», une ex-actrice, alcoolique, qui l’oblige à voler de l'argent pour elle, en échange de quoi elle ne le dénonce pas à la police et il peut vivre caché dans sa masure.
En parallèle à cette histoire, on suit également l’histoire d’une autre jeune Slan, Kathleen Layton, protégée et maintenue en vie par le dictateur de la planète pour servir lui servir de sujet d’étude et d'expérience…

Disons-le tout de suite, considéré comme un grand classique de la science-fiction, ce roman n’est certainement pas à la hauteur de la réputation qu’on lui prête… sa fin abrupte en «queue de poisson» y est certainement pour quelque chose. Ainsi que bien sûr son langage vieux et désuet… La fin très «ouverte» s’explique selon certains par le fait que l’auteur avait prévu une suite à venir dans un deuxième tome… suite qui ne verra (bien sûr…) jamais le jour! Le langage lui, reflète bien son époque, n’oublions pas que ce livre a été écrit en 1940 !

Toutefois le livre se lit facilement, la maîtrise narrative et le sens du rebondissement de l’auteur y sont pour quelque chose. La force de ce livre réside sans doute avant tout dans les nombreux et très intéressants thèmes abordés : eugénisme, altruisme, différence, lutte des classes, intolérance, racisme, guerres, fascisme, rouages et abus de pouvoir des dictatures…
Enfin, «last but not least» bravo à Alfred Elton Van VOGT pour ses descriptions des vaisseaux spatiaux (et de leur forme) ainsi que «d’avoir vu» différentes applications (dont certaines terrifiantes…) de l’énergie atomique… le tout rappelons-le en… 1940 !

c'est pô du juste

5 étoiles

Critique de Vda (, Inscrite le 11 janvier 2006, 42 ans) - 11 janvier 2006

manichéen d'accord, mais à remettre dans le contexte de son époque d'écriture. Quand on lit les premiers tomes de fondation d'asimov, ils n'ont rien à voir avec les derniers et ont eux aussi bien vieilli et pourtant, nul amateur de sf ne peut passer à côté.
fondateur c'est réellement un classique, ne boudons pas notre plaisir.

Merci Léonce !!

1 étoiles

Critique de Sandow (Grâce-Hollogne, Inscrit le 26 octobre 2004, 40 ans) - 23 mars 2005

Merci pour votre critique de ce bouquin vraiment infâme présenté partout comme un classique de la SF.

Hyper manichéen, invraisemblable, vide de contenu et de sens, c'est vraiment pitoyable de plébisciter un tel roman.

Certains bouquins veillissent très mal !

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