Pension Vanilos
de Agatha Christie

critiqué par Mademoiselle, le 8 septembre 2004
( - 34 ans)


La note:  étoiles
La pension du crime
Il se passe de drôles de choses à la pension Vanilos où travaille la soeur de miss Lemon, la vénérée secrétaire d'Hercule Poirot. Des objets aussi hétéroclites qu'un escarpin, un rouge à lèvres, un briquet, des ampoules électriques, des sels de bains ou un livre de cuisine ont disparu. La soeur de miss Lemon rechigne à appeler la police pour si peu, aussi appelle-t-elle Poirot à la rescousse. Poirot se rend donc à un dîner à la pension, rencontre la plupart des étudiants qui y vivent et démasque la coupable, Célia, une jeune fille qui jouait les kleptomanes afin d'attirer l'attention d'un des pensionnaires, étudiant en psychologie. Cela marche puisque quelques jours plus tard, ils annoncent leurs fiançailles. Or, le lendemain matin, on découvre que Célia s'est suicidée dans la nuit. Hercule Poirot revient...


Ayant placé son roman dans une pension pour étudiants, Agatha Christie a pu s'y livrer à l'étude de la nature humaine. On y retrouve donc des personnages typiques (la propriétaire fantasque et alcoolique, la jeune fille dépérissant d'amour, le coléreux, la mauvaise langue...). Ce roman est étonnamment actuel. Si le début est un peu long, après le meurtre tout s'enchaîne très vite et quelques rebondissements viennent pimenter le tout. Ce livre permet donc de passer un agréable moment.
Un très bon suspense 7 étoiles

Le point fort de l'œuvre est incontestablement son suspense, car suspecter tel ou tel personnage ne pose guère de problème, mais encore faut-il le relier à un mobile plausible.

Dans cette histoire la galerie de personnages est relativement importante, mais l'on s'habitue rapidement à tous bien les identifier car Agatha Christie reste claire tant dans le récit que dans les dialogues.
Quant à Hercule Poirot, même si c'est lui qui résout cette énigme, il n'est pas omniprésent et laisse la place à l'inspecteur Sharpe à qui l'affaire est confiée.

Malgré quelques rares hypothèses tirées par les cheveux, ce roman plutôt dynamique, et ce en grande partie grâce aux nombreux dialogues, reste bien écrit et agréable à lire.

Ayor - - 49 ans - 19 septembre 2015