L'Envers de l'histoire contemporaine. Les précepteurs de dieu, classiques garnier de Honoré de Balzac

L'Envers de l'histoire contemporaine. Les précepteurs de dieu, classiques garnier de Honoré de Balzac

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Monocle, le 19 mars 2021 (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 61 ans)
La note : 10 étoiles
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C'est ainsi que les anges se vengent

Le texte ne fut pas édité du vivant de l'auteur sous son titre actuel.
C'est d'abord, dans la livraison de septembre 1842, mais sans doute rédigé au printemps, et sous le titre "Les Méchancetés d'un saint", qui est le premier récit de M. Alain.
Balzac avait signifié son désir de faire la réunion des deux récits auprès du libraire Furne et il y fut introduit dans la comédie humaine avec quelques modifications insignifiances.
« Madame de La Chanterie » 1844, la première partie et 1854, la seconde "l'initié" devinrent un seul roman... et un très bon !
Comble de l'ironie pour un homme qui se débattait dans les soucis financiers et qui comptait chaque sou, Balzac ne fut jamais payé pour cette œuvre.

Qu'en penser ?
Voici probablement un des meilleurs texte de Balzac.
La France panse toujours ses plaies de 1789. Le sang a coulé à flot et il se fallait de peu pour que les exécuteurs ne soient les exécutés. Le temps passe mais des rancœurs se gardent.
Balzac réussit un roman d'alcôve particulièrement bien mené de bout en bout.
Un groupe d'hommes et de femmes vivant en communauté avec le but d'aider les plus démunis, le tout sous la bannière de Jésus-Christ. On pourrait penser aux quakers mais l'auteur reste trop vague.
L'intrigue vaut son pesant d'or et sa morale aussi. Balzac peut aussi donner une autre image de lui, plus sensible et plus proche du divin.
C'est ainsi que anges se vengent ! Une leçon.
A lire absolument



PERSONNAGES

– Me Jérôme-Sébastien BORDIN : procureur au Châtelet avant la Révolution (Un début dans la vie, 1842). Avocat, en 1806, des Simeuse et des Hauteserre dans le procès en enlèvement du conseiller Malin (Une ténébreuse affaire, 1841), et défenseur, au procès des « chauffeurs de Mortagne », de la fille de Mme de La Chanterie.

– Baron BOURLAC (Alias Bernard) : procureur général près la Cour spéciale de justice criminelle de Caen, il avait rédigé l'acte d'accusation des inculpés au procès des « chauffeurs de Mortagne ». Conseiller et protecteur du comte de Montcornet (Les Paysans, 1844).

– Baron Bernard-Polydore BRYOND DES TOURS-MINIERES : il avait épousé, en 1807, la fille de Mme de La Chanterie. Membre, sous le nom de Contenson, de la police politique, il joue un rôle important dans la première partie de Splendeurs et misères des courtisanes (1844), où il est chargé, en 1829, de retrouver Esther Gobseck. Il meurt en 1830, assassiné par Jacques Collin, alias Vautrin, alias Trompe-la-Mort.

– Comtesse puis marquise Laurence de CINQ-CYGNE : familière de Mme de La Chanterie et l'une des sommités aristocratiques du faubourg Saint-Germain, c'est aussi l'héroïne d'Une Ténébreuse affaire (1841).

– Chevalier Charles-Amédée-Louis-Joseph Rifoël DU VISSARD : présenté par le baron Bourlac comme « la pensée du complot » des « chauffeurs de Mortagne », puis introduit dans la nouvelle version des Chouans (Furne, 1845 ; Pl., VIII, 1051, var. h), ce devait être le héros d'« un roman sur Georges Cadoudal » (à Mme Hanska, 4 janvier 1847), ébauché sous le titre de Mademoiselle du Vissard ou la France sous le Consulat (Pl., XII, 621-648).

– GODEFROID : orphelin d'un père « détaillant », à qui « l'économie avait fait faire une sorte de fortune », et de sa mère récemment disparue, il est âgé, en 1836, « d'environ trente ans », mais en paraît quarante, et nous ne saurons jamais que son « nom de baptême », son prénom. Il lui appartiendra, après son « initiation » de tenir les comptes des Frères de la Consolation.

– Frédéric MAREST : clerc chez Desroches en 1825 (Un début dans la vie, 1842), devenu procureur, et prétendant évincé de Cécile Beauvisage à Arcis (Le Député d'Arcis, 1847).

– Baronne Lechantre de LA CHANTERIE : née Barbe-Philiberte de Champignelles en 1772, issue de la branche cadette d'une des premières familles de la Basse-Normandie (La Femme abandonnée, 1832). Co-fondatrice des Frères de la Consolation, elle créa, en 1840, une autre association charitable, à laquelle elle associa la baronne Hulot (La Cousine Bette, 1846).

– MONGENOD : « obligé » de M. Alain. Balzac lui donne 28 ans en 1798, mais le fait mourir en 1827, à soixante-trois ans. Banquier des Frères de la Consolation, comme de Philippe Bridau (La Rabouilleuse, 1841-1842), de Mme de La Baudraye (La Muse du département, 1843) et de Charles Mignon (Modeste Mignon, 1844). Le nom de Mongenod se substitue, dans l'édition Furne, à ceux de Luc Sullivan (L'Interdiction, 1836 ; Pl., III, 444, var. b) et de Chiffreville (César Birotteau, 1837 ; Pl., VI, 263, var. a).

– Marquis Nicolas de MONTAURAN : colonel de gendarmerie en retraite et Frère de la Consolation. C'est le frère du marquis Alphonse de Montauran, autrement dit le Gars, désigné par le comte de Lille comme chef des Chouans en 1799 (Le Dernier Chouan, 1829). Il tiendra à assister aux obsèques, en 1841, du maréchal Hulot (La Cousine Bette, 1846).

– Victor de VERNISSET : jeune poète de l'école de Canalis (Modeste Mignon, 1844) et « obligé » de Mme de La Chanterie.

– Abbé de VEZE : grand vicaire de Notre-Dame et Frère de la Consolation. Son passé est évoqué dans les ébauches du Prêtre catholique (1833-1834).

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