Les sept couleurs du vent de Bernard Tirtiaux

Les sept couleurs du vent de Bernard Tirtiaux

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques

Critiqué par Spleeneur, le 26 août 2004 (petigny, Inscrit le 13 août 2004, 32 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 415ème position).
Visites : 3 229  (depuis Novembre 2007)

un voyage dans le passé

"les sept couleurs du vent" c'est la biographie d'un homme du seizième siècle, Sylvain, compagnon charpentier qui va devenir facteur d'orgue. Il est passionné par cet instrument de musique et c'est cette passion qui est le fil conducteur du récit. Sylvain va beaucoup voyager et avoir plusieurs amours mais toujours sa passion pour l'orgue va rester intacte.
Bernard Tirtiaux nous fait ici revivre une époque très dure de l'histoire, où la guerre entre catholiques et protestants fait rage. Et il y parvient incroyablement bien, l'histoire est passionnante et le style pas du tout lourd. L'auteur arrive à faire aimer un instrument aussi rébarbatif que l'orgue. Un livre génial à lire absolument.

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bien écrit mais trop mélodramatique

6 étoiles

Critique de Noizet (, Inscrit le 6 septembre 2019, 71 ans) - 6 septembre 2019

la qualité littéraire est là, mais l'accumulation de rebondissements et de rencontres qui semblent assez invraisemblables gâchent un peu à mes yeux la qualité de l'ouvrage.
le fait que tout au long du récit, le héros retrouve de façon fortuite, à chaque péripétie, quelqu'un qu'il connait, finit par rendre le scénario assez prévisible. l'alternance d'événement dramatiques immédiatement suivi d'un épisode heureux donnent à ce roman un ton un peu trop mélodramatique à mon goût.
par contre, je trouve le style et la richesse du vocabulaire impressionnants.

L'amour malgré les guerres

10 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 52 ans) - 18 mars 2017

Quelle magnifique langue ! Quel héros attachant !
Sylvain est compagnon charpentier au XVIème siècle. Après sept ans d'apprentissage, il revient dans ses Vosges natales, mais n'y retrouve pas sa famille : sa mère est morte à sa naissance, son père et un de ses frères sont décédés pendant son absence et l'autre s'est enfui après avoir violenté sa femme. Ne restent que son frère de lait, Lionel, séminariste et sa nourrice. Il remet sur pied le domaine familial et part ensuite sur d'autres chantiers. Il tombe amoureux de Mathilde, mais n'étant pas de la même condition, il doit convaincre sa famille en refaisant leur toit : comme toujours, Sylvain choisit d'aimer au lieu de combattre.
Les événements se succèdent sans fin dans cette vie partagée entre les chantiers, les amitiés, les voyages où Sylvain finit toujours par revenir à son village d'attache.
A travers toute cette histoire, en plus de son amour du bois, Sylvain cultive son amour de la musique et entre autres des orgues, qui se font l'interprète de ses sentiments. Et malgré tous les tourments de la vie, il garde le plus souvent son rire, son regard d'enfant sur le monde, son refus de la haine… tandis que Lionel rédige ses doutes dans son journal intime.
Le style de Bernard Tirtiaux est une pure merveille ! un roman-poème, qui mériterait d'être lu lentement pour en savourer la langue. L'auteur ne raconte pas les événements, il les survole, les suggère et son héros semble, lui, survoler la terre où il est toujours de passage, sans jamais s'ancrer définitivement. L'auteur n'entre pas dans les détails des situations mais semble happé par les actions qui se succèdent sans que la routine ne puisse s'installer.

Pas mal mais m'a fait penser au passeur de lumière...

8 étoiles

Critique de Vmassaut (Mol, Inscrit le 6 juin 2006, 61 ans) - 6 juin 2006

Encore une belle histoire où Tirtiaux nous emmène dans le passé, au temps des guerres de religion. Il nous fait vivre avec Sylvain, compagnon charpentier qui se passionne petit à petit pour la facture d'orgues. Mais qui en même temps subit des fortunes et infortunes sentimentales et familiales.
Les héros de Tirtiaux n'ont jamais une vie facile, et la bêtise humaine, la souffrance, la mort font partie intégrante des récits, captivants.
J'ai beaucoup aimé. A lire sûrement.... Mais le puisatier des abîmes reste mon Tirtiaux préféré.

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