L'épopée de Gilgamesh - La plus vieille histoire du monde
de Charles Turquin

critiqué par Vieux Chat, le 30 janvier 2021
( - 42 ans)


La note:  étoiles
L'histoire à l'origine de toutes les histoires
Il s’agit d’un des plus anciens texte littéraire existant au monde. Une histoire qui se racontait au coin du feu il y a de cela 5000 ans.
Gilgamesh est un jeune roi, puissant et au sommet de sa gloire. Mais il n’a nul rival, personne n’égale son prestige. Aussi c’est avec joie qu’il découvre Enkidu, un homme sauvage, ayant vécu parmi les bêtes et possédant une force hors norme. Gilgamesh et Enkidu s’affrontent et deviennent amis.
Cependant, les deux héros ont beau être connus dans leur ville, la grande Uruk, ils n’ont pour autant aucun acte glorieux à leur tableau d’honneur. Ils n’ont encore réussi aucun acte héroïque qui rendrait leur existence immortelle.
C’est ainsi, mus par un désir de reconnaissance intemporel, qu’ils vont affronter le géant Humbaba et le taureau céleste. Humbaba était le gardien des cèdres du Liban tandis que le taureau céleste était le champion d’Ishtar, déesse de l’amour éconduite par Gilgamesh. Ce refus de céder à ses charmes la mit en colère, encore plus quand les deux héros vaincront le taureau envoyé pour punir Gilgamesh de son outrecuidance. Pour ultime punition, Enkidu mourra. S’ensuivra alors la quête d’immortalité de Gilgamesh et son cheminement vers la sagesse.
Charles Turquin possède un style pince-sans-rire érudit. Heureusement, il nous explique l’historique de ce texte. Historique presque plus passionnant que le texte en lui-même : en effet, il y est fait mention du déluge ! De même, la manière dont il a été retrouvé mériterait un livre à lui tout seul. Charles Turquin nous donne donc les clés pour comprendre ce dont parle ce texte ainsi que sa place dans l’ordre des choses littéraires. Il ne se prive pas non plus d’agrémenter parfois le texte d’un de ses commentaires truculents donnant matière à réflexion sous une fausse apparence d’ironie.
Le texte est court, le style est riche et fluide et la lecture s’en ressent : on referme bien trop vite ce livre en se disant que l’on aurait dû prendre plus de temps pour le savourer. D’autant que l’on peut y voir l’amorce des grands textes grecs qui suivront, comme l’Iliade et l’odyssée, et de tous ceux actuels. Il y a un peu de Gilgamesh et d’Enkidu dans les super héros de notre époque.