Le Temps des Tempêtes
de Nicolas Sarkozy

critiqué par Colen8, le 21 décembre 2020
( - 79 ans)


La note:  étoiles
En toute sincérité
Que l’on aime ou non l’ancien Président, que l’on soit partisan de son action politique ou du côté de ses opposants, ces mémoires des 18 premiers mois du quinquennat déjà intéressantes en elles-mêmes se lisent aussi avec plaisir. Empreintes de sensibilité, de lucidité, de candeur parfois, d’émotion même, elles ouvrent une fenêtre dans ses pensées, impressions, jugements et décisions lorsqu’il était au sommet de l’Etat. En faisant ressortir une réelle ouverture d’esprit, l’absence de sectarisme, la hauteur de vue nécessaire pour comprendre nos compatriotes et le monde qui nous entoure elles contribuent à redresser l’image déformée par les observateurs externes de son exercice du pouvoir souvent jugé trop solitaire ou trop arbitraire.
En quelques mois les réformes s’enchaînent à grande vitesse bousculant tous les conservatismes, aussi bien ceux de l’administration que ceux des syndicats. Approuvées non sans courage par Claude Allègre dans une interview, ce sont par exemple : « … le traité européen, la réforme des retraites des régimes spéciaux devant laquelle tout le monde avait jusqu’ici reculé, l’autonomie des universités, le nouveau contrat de travail … ». A l’extérieur le rythme des déplacements et rencontres du Président est tout aussi fou au point d’en donner le tournis. Certes la période a été chahutée, d’où le titre, mais Nicolas Sarkozy l’affirme d’entrée : sa raison d’être est d’aller en quête de solutions quoi qu’il en coûte, à prendre tous les coups sans hésitation en s’efforçant de privilégier le bon sens et le pragmatisme quand les autres ne pensent qu’à se terrer. C’est ainsi qu’il se sent utile, mieux encore performant, face à des situations en apparence inextricables.