Quand tombe la nuit : Europe 1900-1934 de Collectif, Stéphane Courtois

Quand tombe la nuit : Europe 1900-1934 de Collectif, Stéphane Courtois

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Histoire

Critiqué par Anonyme11, le 19 août 2020 (Inscrit(e) le 18 août 2020, - ans)
La note : 10 étoiles
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Un XXème siècle impitoyable !

Un ouvrage passionnant issu d’un colloque qui traite des origines et émergences des régimes totalitaires en Europe, avec par ordre chronologique d’entrée en scène dans l’Histoire du 20ème siècle :

– D’abord le Bolchevisme plus communément nommé Communisme, moins connu du grand public pour son caractère intrinsèquement criminel, et pourtant si prolifique en massacres individuels et de masse en tous genres.
Son inspiration est d’origine Marxiste-Léniniste et ses « missions » sont la « dictature du prolétariat » et la « lutte des classes » par les moyens de la Terreur de masse (déportations en camps de concentration, crimes contre l’Humanité, génocides, etc.) et de la guerre civile CONTRE SON PROPRE PEUPLE.
Le Communisme est apparu par la force militaire, le 7 novembre 1917 à Petrograd en Russie lors du coup d’Etat bolchevique perpétré par Lénine, Trotski, Staline…
74 ans après, suite à la fin de l’U.R.S.S. en 1991, l’ouverture partielle des archives de Moscou a permis d' »exhumer » de nombreux textes, citations, discours, télégrammes de Lénine et Trotski qui appelaient à la violence généralisée.
Pour restituer au Communisme la popularité criminogène qu’il « mérite », et comprendre l’idée globale de l’ignoble IDEOLOGIE en question, voici un florilège de citations dévoilant la monstruosité du régime mis en place par les communistes.
Comme par exemple pendant le XIème Congrès du parti bolchevique en 1922, un an après le début de la N.E.P., Lénine dit, page 47 :

« Nous exerçons la dictature du prolétariat, le pouvoir terroriste ».

Déjà, en 1916 durant la 1ère Guerre Mondiale et avant le coup d’Etat de novembre 1917, Lénine écrivait clairement ses intentions tyranniques, page 87 :

« Le mot d’ordre qui indique à la fois le moyen le plus rapide de sortir de la guerre impérialiste et le lien entre notre lutte contre cette dernière et la lutte contre l’opportunisme, c’est le mot d’ordre de guerre civile pour le socialisme. Seul ce mot d’ordre tient exactement compte des particularités du temps de guerre – la guerre se prolonge et menace de devenir toute une « époque » ! – en même temps que tout le caractère de notre activité d’opposition à l’opportunisme avec son pacifisme, son légalisme, son adaptation à « sa » bourgeoisie. Mais en outre la guerre civile contre la bourgeoisie est une guerre démocratiquement organisée et menée par les masses pauvres contre la minorité des possédants. La guerre civile est aussi une guerre, par conséquent elle doit aussi ériger inévitablement la violence au lieu et place du droit. (…) La guerre civile exproprie par la force, d’emblée et avant tout, les possesseurs des banques, des fabriques, des chemins de fer, des grands domaines agricoles, etc. (…) Le but de la guerre civile est de s’emparer des banques, des fabriques, des usines, etc., d’anéantir toute possibilité de résistance de la bourgeoisie, d’exterminer SES troupes. »

Dramatiquement, Lénine appliqua ce « programme » fanatique à la lettre, dès le coup d’Etat du 7 novembre 1917 et pendant toute la Terreur rouge bolchevique jusqu’en 1924 ; ignoble « programme » perpétué par Staline et ses successeurs à travers les différents pays communistes dans le monde.
Quant à son acolyte-terroriste Trotski, en tant que chef de l’Armée Rouge créée en février 1918, celui-ci déclara, page 124, que :

« Créer l’armée, c’est créer l’Etat. »

Il s’agit du stade suprême de la dictature : le TOTALITARISME.
Et encore, en 1920 lors du IX Congrès du parti, Trotski présenta sa conception de : la militarisation du travail dans la société communiste, page 125 :

« Le droit de la dictature du prolétariat d’envoyer chaque travailleur à la place requise par l’Etat ».

Pour aller dans le sens de la démocratie et de la liberté individuelle, on fait mieux…

– Ensuite, le second régime totalitaire présenté est celui du Fascisme « né » en 1922.
Mussolini étant un opportuniste en politique dont l’idéologie mal déterminée était un fourre-tout, un truchement de : violences révolutionnaires et d’ultra-nationalisme, le tout, donnant le Fascisme.

– Et bien sûr, le plus tristement « célèbre », l’innommable régime National-Socialisme ou Nazisme du IIIème Reich, évidemment représenté par l’infâme Hitler et ses acolytes-bourreaux, les : Himmler, Goebbels, Göring, etc..

Pour en revenir aux origines de ces régimes totalitaires, on se rend compte que le Fascisme de Mussolini s’est construit de façon relativement empirique.
Alors que le Nazisme était basé sur son parti politique le N.S.D.A.P, fondé en 1920, et surtout, sur Mein Kampf, livre écrit par Hitler dès 1924.
Et pourtant, Hitler a tout de même été élu Chancelier, démocratiquement en 1933 !
En ce qui concerne le Communisme, celui-ci possédait aussi des structures militantes bien avant 1917, puisque Lénine fonda le parti Bolchevique en 1902 – 1903 et que son livre : Que faire ?, a été écrit par Lénine dès 1902.
Le Communisme et le Nazisme relèvent donc de deux terrifiantes idéologies, certes différentes, mais dont les crimes contre l’Humanité furent PREMEDITES et PLANIFIES longtemps à l’avance, et appliqués avec une IMPLACABLE détermination.

Une autre distinction importante, consiste en ce que le Fascisme qui se voulait idéologiquement ultra-nationaliste et le Nazisme profondément raciste, étaient tous deux relativement « transparents » dans la présentation de leurs monstrueux objectifs de destructions de vies humaines.
En revanche, le Communisme lui, promettait l’idéologie : d’une utopie « universaliste », voire « humaniste ».
Pour les tortionnaires communistes, le travail de mensonges et de propagandes fut encore plus difficile que pour leurs horribles homologues totalitaires.
Car en effet, il fallait réussir à expliquer de gré ou de force aux peuples « Communisés », la raison pour laquelle le Communisme devait EXTERMINER des populations, des classes ou catégories sociales entières, pour le « bien de l’humanité », en attendant un « futur radieux » qui n’est évidemment jamais advenu !

Cet ouvrage dirigé par l’incontournable spécialiste du Communisme, Stéphane Courtois, pose également la grande question qui consiste à essayer de comprendre :
Comment, dans chaque régime totalitaire est-il possible qu’un tout petit groupe de fanatiques put transmettre la HAINE de l’autre à une population beaucoup plus importante, afin de compromettre cette dernière, dans d’abominables Crimes contre l’Humanité et génocides ?

Confer également, d’autres colloques tous aussi passionnants sur le même thème, toujours sous la direction de Stéphane Courtois :
– Le jour se lève : L’héritage du totalitarisme en Europe, 1953-2005 ;
– Les logiques totalitaires en Europe.

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