Carnaval
de Hector Mathis

critiqué par Jfp, le 8 août 2020
(La Selle en Hermoy (Loiret) - 72 ans)


La note:  étoiles
veut voir capu…
Où l’on retrouve Sitam (anagramme de l’auteur) dans la suite de son errance. Atteint d’une maladie incurable il a abandonné par dépit son travail, son amour (Capu), dont il cherche désespérément la trace. En attendant il va retrouver ses copains d’enfance et évoquer avec eux les souvenirs des quatre cent coups faits ensemble dans cette "grisâtre", toute en béton et goudron, comme il appelle sa banlieue natale. Les amateurs du précédent opus ("K.O.") retrouveront cette atmosphère si particulière, mélange de Céline, pour la langue et le désenchantement, et Dubout pour les scènes de délire où s’amoncellent les corps (et les coups). La vie est là, malgré tout, que traduit admirablement ce langage écharpé, exprimant par les mots la rage contre une société broyant le vulgum pecus au profit de quelques nantis. Anarchiste, Hector Mathis ? Sans doute, mais lisez-le…