Cat 215 de Antonin Varenne

Cat 215 de Antonin Varenne

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Tistou, le 30 juillet 2020 (Inscrit le 10 mai 2004, 64 ans)
La note : 9 étoiles
Visites : 96 

Un « Salaire de la peur » guyanais ?

Très court ouvrage d’Antonin Varenne, davantage par la taille une grosse nouvelle.
Il est expliqué en quatrième de couverture qu’Antonin Varenne a écrit CAT 215 à la suite d’un voyage en Guyane. Et de fait, l’essentiel de l’action se déroule dans la touffeur de la jungle tropicale guyanaise, dans cette Guyane livrée au trafic des orpailleurs.
Marc vit en métropole, avec Stéphanie, sa femme, et ses enfants. Il est mécanicien mais peine manifestement à joindre les deux bouts. Ils ont vécu un temps en Guyane – d’ailleurs les enfants sont nés là-bas – mais des affaires avec un certain Jules l’ont fait quitter le secteur en ayant plutôt perdu de l’argent.
Et voilà que Jules l’appelle, de la chaude Guyane vers l’enneigée métropole où Marc galère et s’emm… bien un peu. Il lui fait une proposition qui lui permettrait de sortir la tête de l’eau financièrement, mais une proposition à la « Jules », c’est-à-dire toujours un peu à l’écart de business bien orthodoxe. C’est à ses talents de mécanicien qu’il fait appel puisqu’il s’agit dépanner en pleine jungle une « 215 » (comprendre une « Caterpillar 215 », le genre d’engin qui pèse 20 tonnes) amenée là-bas pour débroussailler une zone d’orpaillage. Illégalement cela va sans dire !
Marc apprend les détails de ce que Jules attend de lui une fois sur place et il est mis en binôme avec un légionnaire « zinzin », Joseph.
Le reste est une histoire d’hommes perdus dans une nature pas franchement hospitalière, pour effectuer un travail de fou … tout à fait le contexte du « Salaire de la peur » mais version jungle.
Marc va se voir rattraper par l’attrait de la vie sous les tropiques guyanaises autrement pourvoyeuse d’émotions que celle d’un mécanicien dans une banlieue sinistre de métropole …
L’ouvrage est court et le récit de ce fait trépidant. La fin est ouverte mais on comprend aisément où Antonin Varenne veut en venir :

»J’ai mon fusil à portée de main.
Joseph fait un pas. Alfonso entre dans le halo de lumière.
Je m’en fous, le moteur est réparé. Mon fusil est à portée de main. Un petit homme me l’a réparé dans la forêt.
Jo fait un autre pas. Alfonso le regarde et avance.
Mon fusil est entre mes mains.
Les enfants sont nés ici.
Il neige en métropole. »

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