Un printemps pénivauxois de Jean-François Chalot, Collectif

Un printemps pénivauxois de Jean-François Chalot, Collectif

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Economie, politique, sociologie et actualités

Critiqué par Jemo76, le 26 juillet 2020 (Yainville, Inscrit le 11 février 2013, 85 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (22 292ème position).
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Une chronique municipale

La démocratie participative est à la mode… On pourrait s’en réjouir, tant la démocratie représentative a montré ses limites, quand les représentants des citoyens s’empressent de renier leurs promesses électorales sous les prétextes les plus divers. Malheureusement, la façon dont les pouvoirs en place depuis des décennies ont conçu et utilisé la participation des Français sur les sujets qui les concernent montre qu’il s’agit presque toujours de poudre aux yeux – la façon dont le président de la République puis des ministres ont décidé d’utiliser leurs « jokers » pour rejeter des recommandations de leur « Convention citoyenne pour le climat » en est un exemple éclairant !
Dans la microsociété que constitue leur commune, des citoyens de Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne, banlieue de Melun) se sont depuis longtemps attachés à impliquer leurs concitoyens dans la vie communale, avec plus ou moins de succès. À l’occasion de la dernière élection municipale, ils ont initié une liste dont la réussite (27,56 % des voix au 1° tour) a conduit l’équipe arrivée en tête – une gauche « raisonnable » – à accepter la fusion des deux listes opposées à la liste de droite.
Ayant obtenu cinq sièges (sur 26 de la liste unifiée, contre 7 de l’opposition), ils comptent bien faire entendre leur voix et surtout imposer une participation plus active des citoyens. Pour eux, cette élection, promesse de renouveau, constitue un véritable « printemps pénivauxois » !
On trouvera ici, rédigé à plusieurs mains, le récit de 30 ans de vie communale, des éclairages sur la campagne récente, des réflexions sur les politiques municipales et des pistes pour l’avenir à Vaux-le-Pénil.

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Critique de CHALOT (, Inscrit le 5 novembre 2009, 72 ans) - 27 juillet 2020

LA SOLIDARITE, UNE RAISON D'ETRE


Quand une poignée de militantes et de militants a créé une association familiale laïque à Vaux-le-Pénil en 2003, personne parmi les initiateurs n'a pensé que 15 ans plus tard, le petit bébé allait devenir un grand adulte reconnu.
L'association a diversifié ses activités en passant progressivement de l'accompagnement scolaire à des actions de solidarité individuelles et collectives.
Elle a essaimé sur toute l'agglomération melunaise, en créant de nouvelles associations au Mée sur Seine , à Dammarie les Lys et en réactivant celle de Melun.
En 2020, plus de 1000 familles de l'agglomération adhèrent aux familles laïques.
A chaque fois qu'une personne se retrouve en difficulté, à la rue, en recherche de logement ou en voie d'expulsion, nous recevons son appel ou celui d'un partenaire.
Nous essuyons quelques échecs ou rencontrons des difficultés mais faisons de belles rencontres et obtenons de bons résultats pour les familles et notamment pour les plus vulnérables.
Des bénévoles sont à la fois au DAL, Droit au logement et aux Familles laïques, ces deux associations, indépendantes l'une de l'autre, agissent en commun.
Durant le confinement, le DAL 77, domicilié à Vaux le Pénil où il occupe un local prêté par Trois Moulins Habitat a décidé de combler un vide béant : celui de la solidarité alimentaire.
L'antenne du Secours Populaire n'ayant plus de local et étant dissoute dans celle de Melun, la distribution alimentaire présente depuis 25 ans n'existait plus.
On pourrait épiloguer longtemps sur les raisons de cette disparition :
le nouveau maire, Henri de Meyrignac a mis fin à un bail qui coûtait cher à la commune alors qu'aucun autre relogement n'était trouvé ;
la fédération départementale du Secours populaire voulait depuis longtemps que l'antenne de Vaux se fonde dans celle de Melun.
Le DAL a tout de suite, dès le début du confinement, pris la décision d'organiser une distribution alimentaire en associant les bénévoles volontaires du Secours Populaire et les jeunes de l'association droit au logement.
Tout était réuni pour que cette distribution en direction des plus démunis puisse avoir lieu rapidement :
présence d'une équipe jeune autour de Sonia
l'existence du local pénivauxois
un carnet d'adresses de personnes en difficulté
des dons financiers de militants....Mes indemnités d'élu étant elles aussi disponibles.
Trois fois par semaine, Sonia et la quinzaine de bénévoles mobilisés ont livré à domicile des colis alimentaires.
J'ai prévenu, immédiatement le maire en lui demandant que le journal municipal Reflets se fasse l'écho de cette action...Il fallait absolument que les familles fragiles puissent avoir nos références.

Henri de Meyrignac m'a reproché d'avoir là un « business électoral » ….

Qu'est-ce à dire ?
Le maire qui prépare déjà le deuxième tour des municipales pense t-il réellement, qu'en plein covid, je pense aux échéances électorales à venir ?
C'est une incompréhension de ce qu'est une association ?
Le DAL est indépendant et ce qui nous importe c'est que personne ne souffre de la faim.
D'ailleurs, une de nos bénévoles , militante des Restos du Cœur est candidate sur la liste de droite opposée à celle du maire...Cela ne me pose aucun problème ! À elle non plus !

Ce côté « petite ornière » m'irrite, il me rappelle l'attitude de l'ancien maire de Vaux le Pénil, aujourd'hui macroniste qui soutient la candidature de Beaulnes Séréni, membre du parti républicain !
Il y a deux ans, invité au colloque de « familles laïques » qui se tient dans sa ville, Monsieur Herrero, maire n'a pas voulu venir car la conseillère départementale, Madame Séréni y participait....
Tout ce petit monde se dit Républicain !
Laissons-là les principes qui sont pour certains à géométrie variable et revenons à la solidarité.
Des jeunes hommes ont avec Sonia aménagé le local du DAL en installant des étagères qui portent les produits alimentaires collectés par d'autres bénévoles devant Carrefour Market.
Nous avons-là une préfiguration de l'épicerie sociale que nous réclamons tous de nos vœux

Jean-François Chalot

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