La Douceur de la vie
de Jules Romains

critiqué par Saint Jean-Baptiste, le 30 mai 2020
(Ottignies - 84 ans)


La note:  étoiles
Plaisir de lire.
C’est un livre assez curieux. L’auteur écrit ses mémoires. Il est allé à Nice pour… on se demande bien pourquoi ! Et, il ne se passe rien. Il visite la ville et ses environs ; il trouve le site plus beau que la baie de Naples et il le décrit merveilleusement. Il court les filles, un peu ; il passe surtout du temps à les regarder et à en parler. Comme c’est un jeune écrivain apparemment brillant, il est invité dans des cercles mondains où on parle littérature. Il lui arrive une petite aventure galante – pas très édifiante – qu’il décrit par le menu mais toujours dans un style raffiné et avec un écriture un peu vieille France et d’une excellente qualité.

On devrait détester ce genre d’individu. Il parle de lui, il est faquin, un peu dandy et, pourtant, on le trouve sympa ; on se dit qu’on passerait un bon moment à prendre un verre avec lui sur une terrasse et on écoute ce qu’il raconte.

Ce livre rappelle très fort les livres de Jean-Philippe Toussaint, tant appréciés par Saule : on se demande ce qui se passe… il ne se passe rien ! Ça se lit avec un sourire amusé du début à la fin mais on se dit qu’on perd son temps et, pourtant, on n’arrive pas à lâcher le livre…

Curieux plaisir que le plaisir de lire !