Propriété privée
de Julia Deck

critiqué par CHALOT, le 27 janvier 2020
( - 72 ans)


La note:  étoiles
du "bon " côté du périphérique
« Propriété privée
roman de Julia Deck
Les éditions de minuit
174 pages
septembre 2019


Un couple décide de devenir propriétaire...
Il s'agit de de trouver enfin une maison confortable, la moins énergivore que possible, dans un environnement agréable .
Il ne cherche pas la communauté mais un peu de la convivialité, une sorte d'entre soi même si chacun garde son intimité...
Tout va bien, les familles se côtoient, se saluent, s'invitent à l'apéritif.
C'est le meilleur de monde.
Peu à peu la femme qui raconte s'aperçoit que les gens aimables s'épient quelque peu, quant aux voisins, les Lecoq, qui vivent à côté, c'est la plaie.
On se sourit mais tout n'est pas rose :
« A une heure du matin, toute l'allée résonnait du bruit de la fête, une mixture métallique d'exclamations soûles et de verre brisé. »
Parfois ce couple pense à déménager pour retrouver des gens ordinaires, des tours et des grandes surfaces, loin de cette allée presque privatisée !?
La vie s'écoule avec les petits secrets, les relations intimes que l'on devine, les trahisons, jusqu'au jour où toutes et tous constatent une, voire deux disparitions.
On entre dans l'énigme policière et vers la fin des fausses solidarités.
Le roman se transforme en polar social avec le coupable idéal et l 'opiniâtreté.....

Voici un livre qui ravit le lecteur tout en l'invitant à la réflexion.

Jean-François Chalot