La loi du rêveur
de Daniel Pennac

critiqué par Veneziano, le 26 janvier 2020
(Paris - 42 ans)


La note:  étoiles
L'émerveillement de revivre ses rêves d'enfant
Certains rêves d'enfant marquent pour toujours, et les réminiscences de la vie qui viennent vous les rappeler paraissent enchanteurs. Ces éléments aussi incrustés dans la mémoire qu'irréels a priori prennent sens dans le cadre des circonstances qui les rappellent, le plus grand des hasards les rendant possible. Il ressuscite l'émerveillement de cette première époque de la vie où la divagation de l'imagination et les incompréhensions partielles des leçons et conversations détiennent le devant de la scène.
C'est ce que souhaite montrer l'autre de manière simple, par le souvenir d'un rêve d'inondation de lumière envahissant la ville de nuit, l'impression du caractère liquide de la lumière, en raison d'une mauvaise assimilation de l'hydroélectricité apprise en cours, de la beauté des découvertes de la plongée pendant l'enfance, comme du monde inventé par Federico Fellini, lui-même très sensible au rêve.

Daniel Pennac nous incite ainsi à savoir redonner vie à ces espérances et menus pans d'incrédulité qui ont jalonné les premières années de notre vie, pour que le plaisir de la vie devienne un plus durable et que nous assumions un inconscient enfoui à redonner corps, de manière un peu plus ordonnée, sans forcément arriver à tout expliquer. Ce livre m'est apparu très poétique, la simplicité du mode d'expression, provenant lui aussi de l'enfance en accroissant ici l'effet. C'est agréable et très joli.