Mon amie Adèle
de Sarah Pinborough

critiqué par Marvic, le 26 février 2020
(Normandie - 62 ans)


La note:  étoiles
Méfiez vous de vos amis
La vie de Louise est calme. Femme divorcée, maman d’Adam, un petit garçon de 6 ans, une ou deux amies, et un travail de secrétaire dans un cabinet médical.
Quand un soir, elle croise dans un bar un homme seul et séduisant, elle tombe immédiatement sous son charme, surprise et déçue quand il se sauve après leur premier baiser.
En arrivant à son travail pour se présenter à son nouveau patron David Martin, sa stupeur est à son comble quand elle découvre que ce dernier est "l’homme-du-bar" et qu’il est marié à une superbe femme, Adèle.
Quelques jours plus tard, alors que son petit garçon est sur le point de partir en vacances un mois avec son père, elle bouscule par hasard Adèle et la fait tomber . Après sa stupéfaction, celle-ci lui propose de prendre un café, non sans lui avoir fait promettre de ne rien dire à son mari.
Puis, elles iront au club de gym ensemble, se retrouveront pour déjeuner. Pour Louise, cette belle et adorable amie est d’une grande importance.
Ce qui pose problème, c’est sa relation avec David dont elle est très amoureuse.
Véritable dilemme qu’elle n’arrive pas à résoudre. Surtout que les jours passant, elle s’aperçoit que le couple a de sérieux problèmes.

Les chapitres alternent entre les deux héroïnes, Louise et Adèle.
On sait donc dès le départ que cette dernière est une manipulatrice et que le couple cache un lourd secret.
Ce qui n’empêche pas l’auteure de maintenir tout au long des 437 pages un suspense prenant. Malgré son talent, les interrogations des uns et des autres traînent un peu en longueur.
Et même si je n’arrivais pas à arrêter ma lecture, j’avoue que je commençais à me lasser.
La fin, pour moi, a été une énorme déception.
Faux polar faux fantastique 6 étoiles

Difficile à classer cette « amie Adèle ». On croit lire un polar sur les 80 – 90 %, et on se demande ce qu’on a lu à la toute fin. Il est peu de dire que Sarah Pinborough s’autorise une large licence, pas poétique mais romancière. Un petit goût d’arnaque in fine.

»J’ai le visage en feu. Deux jours plus tôt, ça paraissait romantique à quatre heures et demie au beau milieu de cet après-midi au Negroni, maintenant ça tient plutôt du mauvais film à l’eau de rose. Une femme de trente-quatre ans entre dans un bar où elle se fait baratiner par l’homme de ses rêves qui se révèlera être son nouveau patron. L’horreur. Je suis morte de honte. »

Louise a trente-quatre ans donc. Un fils, Adam, qui reste le seul lien concret avec son ex qui l’a quittée pour une autre. Une vie compliquée de mère célibataire qui ne roule pas sur l’or et qui doit assumer. Elle a effectivement rencontré au Negroni un homme, qualifié « d’homme de ses rêves », l’a embrassé et ne s’en remet pas, et découvre le lendemain que cet homme n’est autre que le médecin qui vient de remplacer son ex-patron dans le cabinet médical où elle travaille !
Lui, c’est David, un psychiatre, aux allures donc « d’homme de rêve » mais à la psychologie compliquée comme ne va pas tarder à s’en apercevoir Louise. En outre ce David a une femme, Adèle, qui renvoie Louise à sa condition de simple mortelle ;

»Avec son chignon flou, son fin pull vert sur un pantalon en toile vert pâle, elle est chic mais sans ostentation. Une vision en pastel qui devrait faire un peu ringard et qui ne l’est pas. On la verrait bien sur un yacht dans le sud de la France. Elle est plus jeune que moi, pas encore trente ans peut-être, mais c’est une vraie femme. Et moi, j’ai l’air d’une souillon. David et elle doivent former un couple splendide. »

(déjà, à ce niveau – c’est le début – j’ai envie de crier « rendez-moi John Le Carré ou P.D. James », pour rester dans un cadre britannique !)
Problème des plus étranges, alors que Louise cède à David, son patron, et devient sa maîtresse, elle est confrontée au même moment aux avances continuelles d’Adèle qui veut faire de Louise sa meilleure amie.
(je continue à crier « rendez-moi … », ça commence à n’avoir pas plus de queue que de tête)
C’est bien entendu une situation intenable et Louise va se montrer incapable de se montrer raisonnable (en même temps, en tant que simple mortelle …). Elle va poursuivre la liaison avec David et copiner assidûment avec Adèle.
Vous avez dit quoi ? Ca va mal finir ? Exact. Bien vu. Ca va mal finir mais dans un registre encore plus improbable que ce que vous pouvez imaginer. Je vous l’ai dit on sort carrément du cadre d’un polar pour rentrer dans … autre chose.
La lecture fut longue.

Tistou - - 64 ans - 2 septembre 2020


Une fin précipitée 7 étoiles

Louise, jeune maman divorcée, rencontre un soir David, un homme charmant, avec qui elle échange un baiser, mais l'homme coupe court à cette soirée et s'enfuit. Quelle n'est pas la surprise de la jeune femme quand elle s'aperçoit que cet inconnu est en fait le nouveau patron qu'elle attendait au sein du cabinet médical où elle travaille.

Cette histoire est menée tambour battant tout au long de ce roman, avec le regard de deux femmes, Louise, qui deviendra la maîtresse du beau David, et Adèle, l'épouse de ce dernier, parachutée par hasard dans la vie de Louise, et prenant une place de plus en plus importante dans la vie de la jeune maman.

Mêlant la manipulation, le suspense, la psychose et une dose de surnaturel, Sarah Pinborough enchaîne les événements. Louise est perdue dans ces relations, coupable de voler le mari d'Adèle, coupable de cacher à David sa relation avec sa femme. Elle essaie de garder le cap, menant comme elle peut sa vie professionnelle, s'occupant de son petit garçon, Adam, qui voit sa mère changer. C'est lors du départ en vacances de celui-ci chez son père que Louise va franchir toutes les limites, mener de front ses diverses activités et connaître des moments de grande solitude, certains phénomènes se produisent, et ses interrogations fusent quant au couple qu'elle fréquente... On comprend aisément que son esprit soit torturé, que sa situation n'est pas des plus aisées et qu'elle devrait prendre certaines décisions !

On cherche à comprendre, les non-dits sont légion dans cette histoire, il est vrai que l'auteure sait tenir en haleine le lecteur, pour une fin plutôt décevante. Le dénouement est surprenant, et la pincée de surnaturel reprend le dessus, ce qui est dommage, rendant cette histoire moins crédible que ce que l'on aurait pu croire.

Sentiment mitigé donc, pourtant l'idée me plaisait et l'histoire n'était pas sans intérêt, mais la fin semble gâchée et aurait mérité une autre issue.

Nathafi - SAINT-SOUPLET - 53 ans - 19 août 2020


Triangle amoureux 7 étoiles

Un roman déconcertant et addictif.
Ça démarre comme un roman à l’eau de rose avec son triangle amoureux, arrive le suspense psychologique et se termine dans le paranormal.
J’ai trouvé un peu trop de longueurs pour « un page-turner ».
Je le classerais plus volontiers dans le fantastique que dans le polar.

Koudoux - SART - 56 ans - 22 mai 2020


Ce livre n’est pas un thriller ! 7 étoiles

Je ne reviens pas sur l’histoire, bien décrite par Marvic.
Des relations malsaines entre les trois personnages principaux.
Assez rapidement, on se demande qui cache quoi, qui a vraiment fait quoi, qui ment à qui…

Un vrai page-turner, oui !
Mais pas un vrai thriller… comme le montrera la fin inattendue.

Ludmilla - Chaville - 65 ans - 3 mai 2020