Elévation
de Stephen King

critiqué par Martell, le 12 septembre 2019
( - 0 ans)


La note:  étoiles
Un défi pour Isaac Newton
Sans doute plus une longue nouvelle qu’un roman et qui risque de se retrouver dans un recueil grand format, cette histoire est basée sur une forme de maladie inédite qui frappe Scott Carey qui s’en accommode très bien. Comme souvent l’auteur nous offre ici une lecture agréable à partir d’un phénomène inexplicable.

«Un roman joyeux, exaltant et teinté de tristesse.» Voilà le résumé faite par Entertainment Weekly.

Nous allons vivre quelques mois dans la petite ville de Castle Rock et ici, S. King va nous livrer subtilement à quelques occasions sa détestation de la mentalité trumpiste. Il décrit avec habileté la mentalité d’une majorité de la population rurale hostile au changement sociétal, ici le couple des deux femmes qui ouvre un restaurant va créer quelques échanges cocasses, et la situation que vit Scott Carey va lui permettre d’aider à changer le destin qui s’annonçait difficile pour les deux femmes. Une vraie joie de découvrir comment la magie va opérer.
J’ai bien aimé.
Gravité 8 étoiles

Très belle histoire pleine d'humanité !
Avec en prime une pique sur la société américaine celle de Trump.
Et l'histoire d'un homme qui perd du poids sans que ça se voie , un peu comme si l'attraction terrestre ne fonctionnait plus sur lui. Ça fait réfléchir.

Darkvador - Falck - 52 ans - 12 février 2020


Conte philosophique 7 étoiles

« Elévation »
roman de Stephen King
147 pages


Entre le roman et le conte philosophique, cette œuvre, joyeuse malgré la fin qui se profile est originale et intéressante.
Scott perd du poids très régulièrement sans que cela change quant à sa corpulence ou son aspect.
Son ami médecin en perd son latin car jamais il n'a vu un « phénomène pareil ».
Même les bras chargés ou bien habillé, il pèse le même poids que tout nu avec des kilos en moins par rapport à la pesée précédente.
Lors d'un dîner pris avec son ami médecin et une partie de la famille de celui-ci, « il prit deux fois de chaque plat, puis se joignit aux plus petits pour une partie de chat endiablée dans le jardin. »
Il se sent bien.

Scott a une autre préoccupation qui arrive :

Ses deux voisines laissent leurs chiens se soulager sur sa pelouse, ce qui l'énerve et tend les relations.
La tension est vive et la guerre déclarée.
Scott s'aperçoit que ces deux femmes ont des raisons d'être désagréables.... Le restaurant qu'elles tiennent bat de l’aile et leur réputation prend un coup, non à cause de la qualité de la carte végétarienne mais parce qu'elles sont lesbiennes.
Puisqu'il détient un « pouvoir », il va les aider mais tout d'abord il faut se réconcilier, ce n'est pas facile.

Jean-François Chalot

CHALOT - - 72 ans - 10 février 2020


Déception 6 étoiles

De quoi ça parle ?
Scott est un quinquagénaire américain presque obèse.
Néanmoins, depuis quelque temps, peu importe la quantité de nourriture qu'il ingurgite, il perd du poids ; BEAUCOUP de poids. Mais chose plus extraordinaire encore, sa masse corporelle, elle, ne change pas. Ainsi, même si Scott pèse désormais 20kg de moins par rapport à sa situation initiale, il apparaît toujours le même.
Inquiet, il se rend donc chez son ancien ami médecin, prénommé Bob Ellis. Mais ce dernier n'est pas plus avancé que lui sur la situation. Il n'a jamais rien vu de semblable et cela le préoccupe d'autant plus.
Scott continue cependant sa vie, avec son travail, son chat… Et ses voisins. Ou plutôt ses voisines. Car depuis peu, deux nouvelles jeunes femmes ont emménagé ensemble dans le quartier. Mais, leurs relations avec le protagoniste ne peuvent vraiment pas être qualifiées de cordiales. Pourquoi ? Tout simplement parce que, depuis quelque temps, les deux chiens de celles-ci ont décidé de considérer la pelouse de Scott comme leur litière personnelle.
Bien vite, néanmoins, il va s'apercevoir que dans la ville non plus, ses deux voisines ne sont pas très appréciées. En réalité, elles sont victimes de discrimination à cause de leur orientation sexuelle: lesbienne.
Il se rend alors compte que ce qu'il fait, lui, contribue d'une certaine manière à ces injustices. le restaurant que les deux femmes ont ouvert ne reçoit aucun client et celui-ci est presque au bord de la faillite.
Le quinquagénaire prend soudain pitié d'elles et tente de renouer les liens. Mais son état de santé rend la situation préoccupante : tandis que la balance engage contre lui un inquiétant compte à rebours, Scott commence à se poser des questions : que va-t-il se passer quand elle affichera le kilogramme 0 ?
Va-t-il mourir ?

Mon avis :
Le livre partait sur de très bonnes bases, avec une excellente idée de départ qui était de surcroît originale. Je ne pense en effet pas avoir déjà vu un tel thème autre part. La fin est assez belle et prête à la rêverie. Les descriptions y sont poétiques mais... je n'ai pas aimé ce roman.
Tout ce qui se passait au milieu du livre était décevant. Je pense que j'ai été en grande partie désappointée à cause du dernier ouvrage que j'avais lu de Stephen King, Gwendy et la boîte à boutons, que j'ai adoré et dévoré !
A l'évidence, j'en attendais tout autant d'Élévation. Malheureusement, j'en ai trop espéré.
Pour commencer, la relation entre Scott et ses voisines était extrêmement niaise et kitsch.
Elle se résumait à : Il était une fois des voisins qui ne s'aimaient pas du tout. Puis un jour, ils découvrirent qu'ils s'adoraient. Ils devinrent alors inséparables, les meilleurs amis du monde, des BFF etc.
Premièrement, quels sont les pourcentages de chances pour que cela se produise dans la vrai vie ? Et deuxièmement, il n'y a pas plus cucul la praline.
Une seconde raison pour ma déception concerne la fameuse "maladie" de Scott. Elle était très ingénieuse et aurait pu donner quelque chose de profond. Mais avec toute cette histoire d'amitié, j'ai eu le sentiment que la "maladie" n'occupait plus la première place dans le récit. Pourtant, celui-ci s'intitule Élévation. J'avais donc supposé que tout tournerait autour de sa maladie et du nombre de jours qui lui resterait avant la date du "0". Mais non ! Comme si ces préoccupations avaient été reléguées à la seconde place ou que l'auteur les avait oubliées en cours de route. On y revenait de temps en temps, mais bon...
Donc en fin de compte, comparé à Gwendy et la boîte à boutons, j'ai effectivement été très déçue.
Cependant, en soi, le roman est assez court et les pensées et sentiments de Scott vis à vis de sa "maladie" (lorsqu'on y revient enfin) sont très intéressants.
Ainsi, si vous souhaitez tout de même découvrir ce livre, sachez qu'il se lit très rapidement et que s'il ne vous plaît pas, vous pourrez le finir rapidement et passer à autre chose.

Dervla3012 - - 14 ans - 7 décembre 2019