Certaines l'aiment chauve
de San-Antonio

critiqué par Kostog, le 23 août 2019
( - 47 ans)


La note:  étoiles
La détresse de l’acteur
San-Antonio reconverti dans le privé, enquête pour le compte d'une compagnie d'assurances. Sa mission : éviter le décès brutal d'un assuré, un acteur célébrissime, qui coûterait des millions à la société...

Le récit nous promène chez l'artiste ronchon avec son entourage interlope, puis dans une île de carte postal du Pacifique dédiée aux plaisirs saphiques, dans un ranch aux États-Unis avant de terminer dans un final bâclé dans les bureaux de la Paris-Détective Agency où dans un colossal clin d'œil à Agatha Christie notre privé débrouillard réunit tous les personnages du roman (enfin ceux qui restent en vie) pour démasquer le coupable.

On ne lit pas un San-Antonio pour l'intrigue, mais ici on se pose tout de même la question pourquoi Dard a-t-il autant fait dans le tarabiscoté et l'improbable, la psychologie des personnages semblant changer en fonction des besoins du récit. Bref, tout à sa création langagière, l'auteur ne s'est guère soucié d'une logique minimale des situations et des personnages.

Dommage, car comme de coutume, truculence, humour et gaudriole sont présents. Pour les aficionados.

Extrait : « La rogne m'empara avec cette déconcertante violence que déploient certains vents du sud pour semer la conjonctivite dans les prunelles africaines. »