La personne de confiance
de Didier Van Cauwelaert

critiqué par Monocle, le 22 août 2019
(tournai - 59 ans)


La note:  étoiles
Mise en forme originale
Van Cauwelaert est un auteur fécond. Une trentaine de romans et des publications en tout genre qui portent son compteur pas très loin de cinquante titres. Pour un auteur qui approche la soixantaine, ce n'est pas mal du tout.
A chaque livres de Van Cau que je lis, un peu comme la célèbre publicité du régime amaigrissant, je suis tellement sûr que ça ne va pas marcher, je suis tellement sûr que celui ci sera le dernier que finalement je me laisse tenter par le suivant et j'en sors une fois de plus déçu.
Ce roman ne sort pas du schéma.

Maximilien Médard exerce la profession ingrate de conducteur grutier c'est à dire qu'il procède à l'enlèvement des véhicules portant entrave à la circulation sur la voie publique afin de les conduire à la fourrière.
Nous sommes dans le monde du rendement et Max arrive à se faire jalouser tant il arrive à des résultats performants. Mais la vitesse, tout le monde le sait, entraîne souvent quelques lacunes au niveau de la vigilance.
Ce jour là, lors de l'enlèvement d'une splendide Rolls mal stationnée qu'il conduit allègrement vers le clos joli où l'on gare les enfants punis, en croisant un de ses collègue, ce dernier lui fait remarquer qu'il a un occupant dans son chargement. En langage courant cela signifie l'horreur. La pire erreur à ne jamais commettre, un véhicule ne peut jamais être enlevé quand quelqu'un se trouve à l'intérieur. C'est motif de licenciement pour faute grave et poursuites judiciaires garanties. Bref, la poisse.
Et voici le départ de l'histoire !

Là où l'auteur m'a surpris (et en bien) c'est la subtile construction de son texte. Un monologue en salle d'interrogatoire de police qui comprend les questions et les réponses avec une dose d'humour, C’est vraiment très bien mené. Des passages savoureux qui (pour moi) constituent le principal intérêt du roman.
Peut-être un téléfilm pourrait compléter l'ensemble ? Le sujet est politiquement dans le vent, il développe des thèmes qui mettent tout le monde d'accord, se lit facilement et se digère de la même façon
On est loin du grand texte, de la grande prose mais le plaisir de lire est un art aussi ambigu que l'amour, que l'alchimie entre deux êtres !

voici donc mon avis, mitigé... ça ne mange pas de pain, ça coûte 23.50 euros, moins cher chez les boutiquiers où il doit déjà se trouver car je ne suis pas certain que ce livre a sa place dans une bibliothèque.
Qui s’en souviendra ?