Le plus jeune fils de Dieu
de Carlos Salem

critiqué par Jfp, le 16 août 2019
(La Selle en Hermoy (Loiret) - 71 ans)


La note:  étoiles
enchristé !
Et un de plus ! Carlos Salem a trouvé son rythme, enfilant comme des perles ses polars déjantés. Des personnages nombreux, aux personnalités multiples, habiles à se travestir pour duper les gogos et parvenir à leurs fins au nez et à la barbe de la justice. Dans le genre, ce personnage qui se fait appeler Dieu Junior, jaloux de la notoriété mondiale de son frère aîné, fait très fort. Capable de réaliser des "miracles", comme de léviter, multiplier les lignes de coke ou ressusciter les morts, il va se trouver désigné comme l’ennemi public numéro un à la suite d’une série de meurtres touchant des journalistes de la presse people et des présentateurs de la télé-réalité, bref le gratin de la société occidentale. Son ami, journaliste déçu ayant viré à la confection, sous pseudonyme, de romans débiles se vendant comme des petits pains, va tout mettre en œuvre pour l’innocenter. Lui-même, comme de bien entendu, va se faire duper par son grand ami. Derrière l’humour, omniprésent, se cache (à peine) une violente diatribe contre une société où règnent sans partage le désir de paraître, l’appétit de pouvoir et le mensonge permanent. Même si les inconditionnels de l'auteur y trouveront sans doute leur content, on peut quand même regretter un pas de trop dans la démesure, qui rend un peu inaudible le message. Carlos Salem se mettrait-il lui aussi à léviter ?