Désintégration
de Emmanuelle Richard

critiqué par Pascale Ew., le 7 août 2019
( - 52 ans)


La note:  étoiles
Trop noir !
La narratrice se définit comme une femme pauvre. Elle est née de parents pauvres ; étudiante, elle survit grâce à de petits boulots qu’elle n’arrive pas à supporter ; donc, elle en change sans arrêt.. Sa vie sentimentale est un peu pareille : elle flirte à droite à gauche, sans passion. Le dégoût de la vie déborde d’elle et la haine des autres l’envahit de plus en plus. Elle se sent épiée, rabaissée, dévalorisée, jugée. Bref, la paranoïa la frôle. Elle ne s’entend pas avec ses colocataires. Toute ses pensées tournent autour de l’argent au point d’en être une obsession. Ses frustrations prennent le dessus sur toute autre question existentielle.
Elle finit par tomber amoureuse d’un garçon, emménage avec lui, mais il ne gagne pas mieux sa vie et la pauvreté et la fatigue qui y est liée finissent par avoir raison de leur amour.
Finalement, à 27 ans, elle publie son premier livre et deviendra riche. Riche, oui, mais pas plus heureuse pour autant, car elle semble dédaigneuse, méprisante, toujours emplie de dégoût et reste désespérément seule.
Bref, absolument rien pour plaire dans ce caractère revêche et négatif, rien qui la rende attachante au lecteur. Peu d’espérance non plus dans ce roman.
L’auteure alterne les chapitres écrits durant deux périodes différentes et j’ai eu du mal à comprendre le rythme au début, pensant même qu’il s’agissait peut-être de deux ou plusieurs personnes différentes. Ce n’était pas très clair.