Mauvais genre
de Isabelle Villain

critiqué par Nathavh, le 1 juin 2019
( - 54 ans)


La note:  étoiles
Topissime
Ce n'est pas le premier roman d'Isabelle Vilain car on retrouve l'équipe du commandant de Lost. Rassurez-vous, c'est le premier que je lis et cela ne m'a posé aucun problème de lecture.

Le 16 juin 1993, Hugo a douze ans, il fait de la pâtisserie avec sa mère Coralie lorsque son père Sébastien Nicollini rentre. Comme souvent il tabasse sa mère en envoyant Hugo dans sa chambre.
Scène très violente, très réaliste à la limite de l'insoutenable. Hugo se décide à appeler les secours et à porter plainte.

Vingt-trois ans plus tard, le 16 mai 2016, Angélique, une kiné ouvre sa porte et se fait poignarder à mort. C'est le commandant de Lost et son équipe qui vont gérer l'affaire.

Un corps est retrouvé dans la rue, les doigts en bouillie, un mot sur la victime à l'attention du commandant de Lost "en souvenir du bon vieux temps". Le tueur au marteau, tueur en série qui avait stoppé ses activités depuis sept ans reprend du service, oui mais pourtant il est toujours en prison ...

Le commandant de Lost reçoit régulièrement les derniers temps des sms et courriers de menaces.

Le décor est planté, 3 histoires, 3 enquêtes qui s'entremêlent. Il est question d'identité, de mémoire, de traumatismes.

L'auteure utilise le présent ce qui donne l'impression au lecteur de vivre les scènes. Les phrases sont courtes, c'est intense, super bien rythmé. L'ambiance est glaciale par moment. Belle construction, c'est rempli de fausses pistes, maîtrisé, on soupçonne chacun tour à tour, on se fait balader. La psychologie des personnages est bien fouillée.

Suspense garanti jusqu'au bout, j'en veux encore..

Un coup de ♥

Les jolies phrases

Et rigoler sur une scène de crime, c'est une question de survie. Seuls le détachement et la plaisanterie peuvent aider à rendre la mort tolérable.

Doit-on tout faire pour être heureux ? L'homme ne peut pas ne pas rechercher le bonheur.

Même celui qui cherche à se suicider cherche la vois vers son bonheur car il et fin à son malheur.

Les psychopathes naissent psychopathes, les sociopathes le deviennent.