La femme qui ne vieillissait pas
de Grégoire Delacourt

critiqué par Pascale Ew., le 21 mars 2019
( - 52 ans)


La note:  étoiles
Très agréable lecture
Martine, qui se fait appeler Betty, a perdu sa mère à l’âge de 35 ans. A son tour, lorsqu’elle a 35 ans, elle se rend compte qu’elle n’a plus vieilli depuis 5 ans. Un ami photographe la prend en photo tous les ans et constate que cela continue. Au fil du temps, ce que d'aucune aurait considéré comme une bénédiction tourne au vinaigre...
Paradoxe des paradoxes : ce dont rêvent toutes les femmes, et que l’auteur décrit si bien (j’allais dire pour un homme), devient un cauchemar pour le personnage principal/la narratrice. Si Grégoire Delacourt pousse le bouchon un peu loin, il nous fait réfléchir sur ce fantasme de la jeunesse éternelle et en profite pour faire l’éloge du temps qui passe (« Je suis contente aussi que les choses ne durent pas, tu sais, qu’elles s’achèvent, car cet achèvement charrie ce qui nous tue, comme ce qui nous libère »).