L'Arbre-Monde de Richard Powers

L'Arbre-Monde de Richard Powers
(The Overstory)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone , Littérature => Voyages et aventures

Critiqué par Ludmilla, le 18 mars 2019 (Chaville, Inscrite le 21 octobre 2007, 63 ans)
La note : 10 étoiles
Visites : 199 

Un des meilleurs livres de Richard Powers

Thème principal : l’arbre ou plutôt les arbres et la communication entre eux – ce qui rappelle « la vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben, mais il s’agit ici d’un roman.

Un livre divisé en 4 parties – comme un arbre :
- Racines
- Tronc
- Cime
- Graines

Racines
Un tiers du livre (équivalent au volume des racines d’un arbre)
8 histoires séparées, qui n’ont encore aucun lien entre elles.
8 histoires ayant un lien avec un ou des arbres, chacune d’entre elles pouvant presque être une nouvelle à elle seule.

Le tronc réunit la plupart des personnages – mais pas tous, ce que j’ai regretté.

Des essais de sauvegarde d’arbres, de lutte -jusqu’à l’écoterrorisme- contre les coupes d’arbres millénaires (dont des sequoias) pour les remplacer – parfois- contre des espèces dont la (seule ?) qualité est la pousse rapide pour être rentable.
Malheureusement, ce combat est désespéré : au mieux, la destruction des forêts est ralentie, mais pas stoppée.

Un des meilleurs livres de Richard Powers après « Le temps où nous chantions »
Un livre pessimiste mais hélas réaliste – les hommes sont en train de détruire les forêts.
La situation globale est catastrophique et terrifiante.
La fin du livre où Richard Powers introduit une tentative d’optimisme via l’informatique ne m’a pas convaincue.

Un conseil : Ne lisez pas ce livre sur une trop longue période sous peine de ne plus savoir qui est qui.


« Le monde comptait six billions d'arbres quand les humains sont apparus. Il en reste la moitié. Dont la moitié encore aura disparu dans cent ans. »

« Le juge demande: " Des arbres jeunes, droits, à croissance rapide ne valent pas mieux que de vieux arbres pourrissants?
- Pour nous, oui. Mais pas pour la forêt. A vrai dire, de jeunes plantations contrôlées et homogènes ne méritent même pas le nom de forêts." »

« on peut remplacer les forêts par des plantations. De même qu’on peut réarranger la Neuvième de Beethoven pour kazoo solo »

« Les forêts d’ici sont les plus riches collections de biomasse au monde. Les rivières des vieilles forêts renferment cinq à dix fois plus de poisson. Les gens pourraient gagner plus d’argent à pêcher du poisson, cueillir des champignons et récolter d’autres nutriments qu’en effectuant des coupes claires tous les demi-siècles »

« Il serait vain de répondre que les rivières et les forêts ne peuvent pas avoir un statut légal sous prétexte qu'elles ne peuvent pas s'exprimer. Les entreprises non plus ne peuvent pas s'exprimer ; pas plus que les États, les personnes morales, les nourrissons, les incompétents, les municipalités ou les universités. Ce sont des avocats qui s'expriment pour eux.

« J’ai crapahuté des milliers de kilomètres, à planter des semis dans le sol, à essayer de repousser le progrès, rien qu’un peu. Et d’un seul coup j’apprends que tout ce que j’ai fait, c’est donner à des salopards les bons points nécessaires pour couper plus d’arbres adultes »

« faire du fric sur le moindre bout de bois vendable encore en réserve. En l’occurrence, beaucoup d’arbres vieux de sept ou huit siècles. »

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