L'eau que nous sommes
de Juliette Duquesne, Pierre Rabhi

critiqué par Colen8, le 13 janvier 2019
( - 82 ans)


La note:  étoiles
Trésor liquide
L’eau, élément le plus répandu de la terre est en danger, l’alerte à la pénurie grandit à la mesure du changement climatique attendu. Très impliquée sur la situation déjà préoccupante du moment Juliette Duquesne essaie de comprendre la complexité sous-jacente à ce qui parait si simple à première vue. Elle a ainsi réalisé une enquête de plusieurs années auprès de quelques dizaines de parties prenantes : usagers, collectivités, industriels, agriculteurs, représentants gouvernementaux, associations, syndicats, scientifiques. Ses conclusions rejoignant celles qui ont été maintes fois publiées depuis des décennies ont le mérite de s’appuyer sur des chiffres validés par des sources fiables.
Une des grandes questions est celle de résoudre une opposition flagrante entre l’eau de qualité, vitale pour étancher la soif, assurer l’hygiène, contenir les maladies, et l’eau contaminée par les pratiques agricoles intensives tout aussi indispensable pour produire l’alimentation. Quand les comportements individuels dans les pays développés voudront-ils accompagner l’évolution vers un autre modèle ? Renoncer aux fausses bonnes idées que sont le dessalement d’eau de mer, l’irrigation goutte-à-goutte ? Généraliser les pratiques agro-écologiques saines, rentables, respectueuses des sols, de la biodiversité, en vue d’un développement profitable à l’ensemble ?