Frère d'âme
de David Diop

critiqué par Pascale Ew., le 20 février 2019
( - 51 ans)


La note:  étoiles
La folie de la guerre
Alfa Ndiaye est parti faire la guerre en France avec son ami, son « plus que frère » Mademba Diop, mais ce dernier est mort. A partir de ce moment, Alfa s’autorise à penser et à agir selon sa volonté propre. Et depuis lors, Alfa n’a de cesse de venger Mademba en éventrant ses ennemis et en leur coupant une main. Au début, cela réjouit les soldats, mais à la longue, il fait peur. Finalement, son chef l’envoie en permission et le faire suivre par un médecin. Comme il ne parle pas français, il dessine : sa mère disparue alors qu’elle était partie à la recherche de son père et de ses frères nomades ; son ami ; les mains. Et ce repos forcé l’amène à se souvenir de son amoureuse et de son passé au Sénégal.
Le style de ce roman m’a dérangée : c’est une litanie, une inlassable rengaine où l’auteur répète sans cesse les mêmes mots dans la bouche du personnage principal.