Une lame de lumière
de Andrea Camilleri

critiqué par Jfp, le 11 novembre 2018
(La Selle en Hermoy (Loiret) - 71 ans)


La note:  étoiles
Montalbano amoureux
Tout commence par un cercueil de bois grossier retrouvé par un paysan dans son champ, enfin, si on peut appeler ça un champ car rien n’y pousse à part les lapins. La suite est inracontable, tellement les péripéties abondent, contées dans cette langue truculente, propre à Camilleri, que Serge Quadruppani a réussi à transposer dans un français de vache espagnole auquel ses fidèles lecteurs ont fini par s’habituer, et à aimer. On y voit un Montalbano transfiguré par l’amour, aux prises avec un double trafic d’armes et de tableaux auquel, une fois n’est pas coutume, la mafia est étrangère. Comme d’habitude, Andrea Camilleri (par le truchement du commissaire Montalbano) ménage soigneusement la "cosa nostra", tout en nous brossant en contrepoint le portait de ces deux familles, les Cuffaro et les Sinagra, qui se haïssent depuis des générations. Sans conteste un des meilleurs de la série, mais aussi un des plus étranges…