Idiss
de Robert Badinter

critiqué par Veneziano, le 10 novembre 2018
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
L'hommage à une grand-mère immigrée juive russe
Robert Badinter, plutôt que d'écrire ses mémoires, au moins pour l'instant, a décidé de rendre hommage à sa grand-mère maternelle, Juive russe modeste et analphabète, Idiss, arrivée en France peu avant la Première guerre mondiale, car ce pays représentait l'un de ceux les plus ouverts à la condition israélite. Or, son mari s'est engagé dans l'Armée, elle a fini par le perdre d'une maladie, tout cela pour connaître l'humiliation de l'Occupation, alors que les siens ont été persécutés là d'où elle venait.
Aussi réservée que courageuse et dévouée, elle méritait cette biographie sensible et émue. Son cas personnel fait réfléchir sur celles et ceux qui ont forgé l'histoire de ce pays, tout en venant d'ailleurs, comme sur le statut des minorités. C'est un beau livre.
A lire pour ne pas oublier 8 étoiles

Bonjour les lecteurs ....

A travers l’histoire de sa grand-mère, l’ex garde des sceaux évoque la vie des juifs apatrides ayant quitté leurs pays sous la contrainte politique et ayant espéré trouver une vie meilleure en exil.

Idiss est originaire de Bessarabie, région frontalière de la Roumanie.
Elle va fuir son pays avec son mari et ses trois enfants pour échapper au régime tsariste et ses répercussions antisémites.
Ils arrivent à Paris en ce début de XX’ siècle.
A force de courage et de travail, la famille va s’intégrer et prospérer.
Ce sont les années bonheur jusqu’au début des années 1940 et l’entrée en guerre de la France.
Le destin les rattrape... antisémitisme, fuite en zone libre, arrestations ... disparitions.

Robert Badinter raconte de façon touchante ce pan de son histoire familiale mais qui pourrait s’étendre à tellement d’autres.

À lire pour se souvenir .... pour ne jamais oublier.

Témoignage intéressant et nécessaire en cette période de recrudescence de l’antisémitisme.

Faby de Caparica - - 57 ans - 25 décembre 2018