La Saison des feux
de Celeste Ng

critiqué par Ludmilla, le 9 novembre 2018
(Chaville - 63 ans)


La note:  étoiles
Secrets de famille et non-dits
Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland. « La plupart des communautés se développent au hasard, les meilleures sont planifiées. »
La famille Richardson : le père avocat, la mère, « journaliste » mais surtout mère de famille, 4 enfants : Lexie, Moody, Trip et Issy.

Le roman commence par l’incendie de la maison des Richardson.
Cet incendie a-t-il été causé par Issy, la benjamine de la famille ? Issy qui a disparu…
La veille, Mia et sa fille Pearl, les locataires des Richardson, sont parties.

Le roman reprend ensuite à l’été précédent lors de l’installation de Mia, artiste photographe, et Pearl dans l’appartement que leur loue Mme Richardson pour dérouler les évènements ayant mené à cet incendie.


J’ai découvert Celeste Ng avec « Tout ce qu’on ne s’est jamais dit » que j’ai beaucoup aimé. « La saison des feux » est son second livre traduit en français.
Une réflexion sur la maternité à travers plusieurs portraits de femmes, un questionnement sur l'adoption, la mère biologique et ses droits.
Une excellente lecture.


« Mais ça va aller ?
- Elle va survivre, si c'est ça que tu veux dire. »

« Quand Lexie commandait dans un restaurant, elle ne disait jamais : " Est-ce que je pourrais avoir… ? " Elle disait : " je vais prendre…" d'un ton confiant, comme si elle n'avait qu'à dire les choses pour qu'elles deviennent réelles. »

« On ne se remet jamais de ça, dire au revoir à un enfant. Peu importe comment ça arrive. C’est la chair de votre chair. »

« On en revenait encore et encore à la question suivante : qu'est-ce qui faisait de quelqu'un une mère ? Était-ce la biologie seule, ou était-ce l'amour ? »