Les pièges de l'exil
de Philip Kerr

critiqué par Pacmann, le 12 novembre 2018
(Tamise - 54 ans)


La note:  étoiles
Bernie Gunther encore bon pour le service
On retrouve notre héros Bernie Gunther en 1956, concierge du Grand Hôtel sur la côte d’azur où il est connu sous le faux nom de Walter Wolf.

Vieillissant, largué par sa femme, il fait même une tentative de suicide au début du roman.

Malgré lui, même si on sent que l’appétit de l’aventure et que les vieux réflexes lui reviennent vite, son passé va le rattraper et il devra de nouveau servir d’arbitre dans une intrigue prenant la forme d’un complot où resurgissent de vieilles connaissances peu recommandables.

Toujours la même recette chez Philip Kerr, soit s’appuyer sur des faits et personnages historiques, en l’occurrence William Somerset Maugham, célèbre écrivain Britannique et Erich Koch, éminent criminel de guerre nazi de Prusse-Orientale, de belles et séduisantes créatures qui tombent sous le charme de notre héros, des flash-back à connotations historiques et surtout l’humour cynique et le franc parler dudit héros.

Si on n’est pas trop regardant sur d’éventuelles invraisemblances sachant que notre héros était quelques années plus tôt en exil en Amérique du Sud et qu’on a parfois du mal à suivre les tenants et aboutissants de cette histoire d’espions, tous les ouvrages mettant en scène Bernie restent des perles et de vrais bons moments de lecture.

Un petit conseil, lire d’abord la trilogie berlinoise avant d’aborder les romans satellites de la série des « Bernie Gunther ».