A quoi bon jurer ?
de Georges Simenon

critiqué par Catinus, le 22 octobre 2018
(Liège - 68 ans)


La note:  étoiles
De vrai bijoux que ces dictées
Des « dictées » qui vont du 22 juin au 22 juillet 1977. Georges Simenon nous parle de ses enfants, de ses promenades avec sa compagne Teresa, de sa santé déficiente, sa la société et du soi-disant progrès, etc. Il nous livre une ébauche de ce qu’’il appelle « un mini roman » ( des pages 45 à 60, de 82 à 85, de 97 à 107, de 123 à 134) qu’il intitule « Le déménageur aux grosses moustaches ».

De vrais bijoux que ces dictées !

Extraits :

- A Liège, lorsque j’étais jeune, on pariait le samedi sur les combats de coqs et pour les rendre plus sanglants on garnissait leurs ergots de pointe d’acier.

- Les moustiques nous communiquent certaines maladies mais ils nourrissent aussi des millions d’oiseaux et servent d’intermédiaire entre les fleurs mâles et les fleurs femelles des arbres fruitiers.

- Socrate était merveilleusement naïf et orgueilleux quand il enseignait : « Connais-toi toi-même ». Aucun de nous ne se connaît, même pas les plus illustres chercheurs.

- Je lis un certain nombre de journaux français. Je suis surpris de voir que presque tous sont en faveur de la peine de mort. J’ai écrit quelque part que le métier d’homme était difficile. Mais combien d’années (ou de siècles) faudra-t-il donc pour en faire des hommes ?