Les mots qui me font rire. Et autres cocasseries de la langue française
de Jean-Loup Chiflet

critiqué par Catinus, le 17 octobre 2018
(Liège - 68 ans)


La note:  étoiles
Trop drôle !
Passionné par les incongruités de la langue française, Jean-Loup Chiflet nous offre à nouveau un florilège, un feu d’artifice de bons mots. N’en doutons pas : certains internautes se sont rués sur ce livre afin d’écrire quelques articles humoristiques qu’ils distillent régulièrement sur la Toile, pour notre plus grand plaisir. A mon tour :

Extraits :

- Les mots de la « chose »
Quel déviant êtes-vous ?
Andromimétophilie : attirance pour les femmes vêtues en homme ou pour les transexuels (lles)
Anisonogamie : tendance à faire «ami-ami » avec un partenaire beaucoup plus jeune ou au contraire beaucoup plus âgé.
Buch : tout homosexuel (le) baraqué(e) faisant preuve d’un goût particulier pour les tons kaki.
Cryophilie : excitation sexuelle due au froid.
Gang-bang : relations sexuelles répétées, parfois simulées et toujours consenties, d’une même personne avec plusieurs partenaires.
Hyphéphilie : excitation sexuelle provoquée par les tissus
Hiérophilie : attirance sexuelle vers les choses sacrées.
Mécanoéroisme : objets mécaniques servant aux activités sexuelles.
Phobophilie : excitation sexuelle provoquée par la peur
Picazisme : effet aphrodisiaque produit par les odeurs corporelles.
Podophilie : fétichisme du pied.
Pygophilie : fétichisme des fesses.
Spectrophilie : excitation à l’idée d’avoir des rapports sexuels avec des anges, des démons, des esprits, des fantômes.
Taphéphilie : excitation à l’idée d’être enterré vivant.
Tricophilie : excitation des poils.

- La litote : mot qui atténue l’expression de la pensée pour faire entendre le plus en disant moins : « Va je ne te hais point ».

- Quand un éphémératophile rencontre un gazettophile, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de faits divers et de journaux.

- Le mot si est si pratique. Si vous posez la question : « Aimez-vous les fraises ? » votre interlocuteur a le choix. Il peut répondre par oui ou par non. Maintenant, posez la question : « Vous n’aimez pas les fraises ? » Vous ne pouvez, logiquement, répondre que par non, c’est embêtant car vous avez envie de fraises. Alors que d’autres langues n’ont pas résolu ce problème, le français a imaginé une pirouette habile pour répondre à une phrase négative : si.