Bird
de Marc Villard

critiqué par Jfp, le 14 octobre 2018
(Yerres (Essonne) - 70 ans)


La note:  étoiles
le père prodigue
"Bird" était le surnom de Charlie Parker, un célèbre saxophoniste américain qui a contribué à renouveler le jazz dans les années 1940. C’est aussi le nom que ses potes ont donné à un SDF, joueur de sax à l’occasion, qui zone dans Paris depuis une bonne dizaine d’années. C’est lui que recherche sa fille Cécile, depuis qu’elle a appris qu’il n’était pas mort comme on le lui avait fait croire. Rescapée de la drogue, elle a décidé de s’occuper à son tour de ceux qui ne se sortent pas de la débine et s’est fait embaucher par le SAMU social. Elle maraude toutes les nuits avec le bus, espérant rencontrer un beau jour ce père dont elle a gardé en souvenir les airs de jazz qui ont bercé sa petite enfance. Une description sans concession du Paris souterrain qui s’éveille lorsque tout le monde dort, pleine de tendresse pour ces rejetés de la société en quête permanente de quoi survivre. Un polar social de qualité, hanté par la figure des grands du jazz, dans un Paris glauque à souhait, très loin de la vitrine bling-bling offerte aux touristes…