dieu, mozart, le pen et les autres... de François Cavanna

dieu, mozart, le pen et les autres... de François Cavanna

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Catinus, le 1 octobre 2018 (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 68 ans)
La note : 8 étoiles
Visites : 520 

MDR !

Cavanna a encore frappé. Il nous avait déjà causé des imposteurs et, ici encore, il nous en remet une fournée. Rimbaud, Mozart, Pasteur, Lénine, Staline, Confucius … et même Dieu. Nous lui laisserons toutefois l’entière responsabilité de ses propos. Car, évidemment, l’homme déforme allègrement la réalité historique, à sa manière, comme il la voit. A se demander si Cavanna n’est pas lui-même un imposteur. Toujours est-il que, si vous êtes normalement constitué, vous allez pouffer de rire (MDR !) ici et là en lisant cet opus.

Extraits :

- Si Louis Pasteur avait été un type quelconque, comme par exemple vous, on aurait dit bon, il est encore saoul, voilà où mènent l’inconduite et l’ivrognerie : ça vous fait voir des éléphants roses, des juments vertes ou des rats à quadrillage écossais.

- N’importe quel galopin à l’âge où les poils lui poussent sous le nez et où les glandes d’en bas commencent à lui taquiner le sang et à lui faire gazouiller la cervelle est capable de pondre des poèmes, pour chanter le printemps, les oisillons jaseurs, les yeux des filles, le mystère de leur entre-cuisses. Que celui qui n’a jamais fait rimer « amour » avec « poil autour » lui jette la première pierre.

- Diderot mourut peu après, le sourire aux lèvres. Ses dernières paroles furent prophétiques : « Je vois, dans deux siècles, l’arbitraire des gouvernements, la bêtise des militaires et la rouerie des prêtres enfin balayés de la surface de la Terre. Je vois l’Intelligence et la Bonne Volonté régissant souverainement un monde enfin sans guerres, sans frontières, sans riches, sans pauvres, où ruissellent l’Abondance et la fraternité … »
On peut dire qu’il ne s’était pas trompé.

- Les écoles russes, au temps du Tsar, n’avaient pas de cabinets. C’est pourquoi on dit que la Russie tsariste était un pays arriéré. Lorsqu’un élève levait le doigt : « M’sieur, cabinets ! », le maître d’école l’envoyait pisser en Sibérie pour lui apprendre à prendre ses précautions avant.

- Chaque jour, je remercie le Seigneur d’être plutôt pas tellement intelligent mais de penser juste. Je vous le demande, à quoi ça sert-il d’être plus intelligent que tout le monde si c’est pour dire des bêtises.

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