Nelson - tome 19 - Petit sinistre
de Bertschy

critiqué par Septularisen, le 27 août 2018
(Luxembourg - 51 ans)


La note:  étoiles
PETIT OU GRAND SINISTRE?
Pour la deuxième fois cette année – et oui… -, revoici donc les aventures du petit diablotin orange, toujours égal à lui-même, qui a un jour décidé de pourrir la vie de la jeune et belle célibataire Julie, j’ai nommé : Nelson.

Comme toujours Nelson nous régale de ses bêtises, toutes plus extravagantes les unes que les autres et je vous assure que son imagination ne connaît aucune limite ! Ainsi p. ex. n’hésite-il pas un instant à mettre un cachet d’aspirine dans le bocal à poissons afin de transformer celui-ci en jacuzzi, et si l’eau vire à la couleur orange, vous pouvez être sûr qu’il a trouvé le tube de vitamine C!

Ce volume comporte deux «punchlines» principales. D’abord les différents jobs d’intérimaire occupés par Julie, (rappelons en effet que celle-ci avait été renvoyée de son emploi de secrétaire dans au cours du tome 17, "Cancre intergalactique", déjà critiqué ici : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49927) et que bien sûr Nelson s’empresse de saboter et de lui faire perdre. Par un étrange concours de circonstances, elle finit même par retourner travailler dans la société qui l’avait licenciée...

Nous retrouvons aussi le personnage d’Agathe, (l’héroïne du tome 13 des aventures de Nelson : «Mini cataclysme», déjà critiqué ici : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/43697), la fille de Dolorès la jeune sœur de Julie.
En effet pendant que sa maman fait le tour du monde, celle-ci est sous la garde de sa tante. Agathe a maintenant environ deux ans elle marche, parle et veut tout le temps jouer. Elle fait autant de bêtises que Nelson, et d’ailleurs une certaine complicité nait très vite entre les des « catastrophes ambulantes». Nelson n’hésitant d’ailleurs pas une seconde à aider Agathe en cela ! Nous le voyons ainsi p. ex. donner des stylos à la petite fille, qui bien sûr s’empresse de gribouiller la tapisserie de l’appartement de Julie avec!
Il en faut bien sûr beaucoup plus pour «démonter» Nelson! En effet, une fois la tapisserie découpée au cutter, il s’empresse d’aller porter le gribouillage d’Agathe au propriétaire de la «Miami Modern Art Gallery» (où Julie travaille comme assistante), afin qu’il la vende très cher en tant que...Œuvre d’art contemporain!
Mais, heureusement pour elle, Agathe sait aussi quelle «technique» utiliser pour se faire aimer de sa tante, qui lui pardonne ainsi aisément toutes ses bêtises et de grands moments de tendresse s’ensuivent…

Rappelons que le personnage de «Nelson» ayant été au départ créé en février 2001, par le suisse Christophe BERTSCHY (*1970), pour paraître dans le quotidien de Lausanne «Le Matin», ses gags se composent toujours de «strips» de une à quatre cases. Il n’y a donc pas lieu ici de parler des découpages de cette BD (puisque ce sont toujours les mêmes). Les dessins et couleurs sont aussi ici «secondaires», - il n’y a quasiment pas de décor, et l’arrière-plan est généralement d’une seule couleur neutre-, puisque l’accent est surtout mis sur le scénario et donc le gag en lui-même!
Les dessins et les couleurs sont entièrement réalisés de manière électronique, à l’ordinateur, en utilisant la technique dite du «dessin vectoriel», ce qui parfois donne d’étranges résultats, notamment au niveau des yeux des personnages (voir p. ex. dans cet album la Pg.8). Les «aficionados» de la grande BD réalisée manuellement avec des superbes couleurs et des grands paysages «passeront donc leur tour » sur Nelson…