Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider

Catégorie(s) : Littérature => Biographies, chroniques et correspondances

Critiqué par Veneziano, le 25 août 2018 (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 41 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (46 708ème position).
Visites : 1 496 

Un hommage à une cousine actrice malmenée

La journaliste et écrivaine rend hommage à sa cousine, Maria Schneider, actrice sulfureuse des années 1970, progressivement tombée dans l'oubli depuis, avant de succomber à la maladie en 2011. Enfant timide, elle est remarquée jeune par le milieu du cinéma, où Alain Delon l'aide à s'introduire. Elle devient une égérie sensuelle et mutine, une autre incarnation de la libération de la femme, à sa manière, ce qu'a compris Brigitte Bardot avec elle est restée très proche. Avec le succès, elle a vite grillé les étapes en consommant la vie de manière quasi-frénétique, puis en se consommant. A cela, un événement fatal est à l'origine, la fameuse scène de la motte de beurre dans Un dernier tango à Paris, de Bernardo Bertolucci, l'idée étant venue à l'esprit du réalisateur et son acteur, Marlon Brandon, le matin même. Ce viol aux conditions découvertes en temps réel pour mieux obtenir l'effet de terreur chez la jeune comédienne de dix-neuf ans, l'a choquée, marquée à vie et elle en a évidemment voulu à son auteur et son commanditaire. Bertolucci s'en est justifié à plusieurs reprises, sans crainte apparente des contradictions.
Depuis lors, elle a multiplié les expériences "en marge" qui ont fini par l'écarter du chemin des projecteurs. L'auteure témoigne de sa tristesse face à cette baisse de reconnaissance, face à la précarisation, tant sanitaire que sociale de l'actrice.

Elle en profite pour décrire son attachement à elle, ses raisons, la manière dont elle l'a touchée et dont elle lui manque désormais. Cet hommage tient à rendre justice à une incomprise, une écorchée que la vie a abîmée malgré elle. Cette biographie contient bien des éléments passablement glauques, afin de décrire la réalité de manière suffisamment objective, mais également, voire surtout, une tentative émue de réhabilitation, la démarche s'avérant touchante. Elle a le mérite de faire réfléchir sur le besoin et les limites de la libération sexuelle, de surcroît dans un climat d'exigence fort légitime de respect des femmes, en général et spécialement dans le milieu décrit, celui du cinéma.

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bof

3 étoiles

Critique de Faby de Caparica (, Inscrite le 30 décembre 2017, 57 ans) - 17 avril 2019

"Tu t'appelais Maria Schneider" de Vanessa Schneider (256p)
Ed. Grasset ( août 018)

Bonjour les lecteurs ....

Avant que ce livre ne sorte, si je vous avais parlé de Maria Schneider, seuls les cinéphiles avertis auraient su de qui je parlais.
Par contre si je vous parle de la scène qui créa scandale dans le film "Dernier tango à Paris" , déjà plus de personnes visualisent l'actrice.

Maria.. la femme sauvage, la femme libre que le monde du 7° art va anéantir.
Maria dépassée par le scandale lié au film sulfureux qui l'a révélée.
Maria qui ne s'en remettra jamais et qui touchera à tous les interdits.

Ce livre, écrit par sa cousine, se voulait certainement comme un hommage à l'actrice dont la vie ne fut que descente aux enfers.
Mais voilà ...le récit n'est pas parvenu à me captiver.
L'écriture est sans relief et la narration ne suit aucun ordre logique.
Les chapitres courts nous baladent un peu n'importe comment.
J'ai eu plus l'impression de consulter un album photo que de lire une biographie.
Je ne suis d'ailleurs pas certaine de mieux connaitre Maria après avoir peiné sur ces 250p.
Difficile d'y trouver un sens.

De plus, par moment, je me suis demandée si Vanessa Schneider voulait évoquer la vie de sa cousine Maria ou raconter sa propre histoire ?
Le livre se présente plus comme un règlement de comptes.
L''auteure, toutes griffes dehors n'épargne personne, ni sa famille, ni la famille Gelin, ni l'entourage de Maria., quitte à tomber dans le " people"
Peu de personnes trouvent grâce à ses yeux.

Vanessa Schneider est-elle bien dans ses baskets ?

Bref, vous l'aurez compris .. je sors de cette lecture déçue, frustrée avec l'impression que j'en aurais appris autant en lisant un magasine à 3 francs six sous.

Pauvre Maria

4 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 59 ans) - 8 avril 2019

Pauvre Maria !
Tout d'abord je tiens à exprimer mon admiration pour Maria Schneider. Qu'on le veuille ou non, le dernier tango est un film d'anthologie avec une intensité rarement atteinte dans le domaine du cinéma. Les deux sulfureuses scènes qui marquèrent le film de l’infamie des bien pensants ou des imbéciles ont été finalement le plus gros coup de pub dont un réalisateur puisse rêver. Il fallait que quelqu'un paie l'addition et ce fut Maria ; lancée dans l’arène trop jeune, mal guidée, mal dirigée. La suite c'est l'argent, la jeunesse, la beauté, la drogue.

Maintenant il faut parler du livre. Points positifs ; une piqûre de rappel sur la personne de Maria, quelques passages qui apprennent des éléments sur sa vie.
Points négatifs ; un style d'une pauvreté navrante et des aspects qui méritent mieux leur place dans "ICI PARIS" que chez GRASSET.

Touchante Maria Schneider

4 étoiles

Critique de Blue Cat (, Inscrite le 4 septembre 2018, 55 ans) - 19 décembre 2018

Ce livre, écrit par la journaliste et cousine germaine de Maria, vaut uniquement pour... Maria.

En effet, l'auteure n'a aucun style, ce qui est vérifiable dans ses précédents livres, et sa personne, dont il est question trop souvent dans ce livre, n'a aucun intérêt.

En revanche, je suis touchée par Maria, fille fragile et frondeuse tout à la fois, qui a été brisée par 'Le dernier tango à Paris', dans lequel Bertolucci lui a fait faire des choses (scène avec le beurre), non prévues dans le scénario. Cela lui a valu une réputation mondiale de fille délurée, voire pire, dont elle a énormément souffert.

Certes, c'était une jeune fille libre, qui sortait beaucoup en boîte, initiée très tôt à l'alcool et aux drogues par son père (Daniel Gélin). Mais son corps a été donné en pâture dans le monde entier, sans qu'elle l'ait voulu ou même compris au moment du tournage. Sa 'phobie' définitive de ce film et de son réalisateur prouve bien à quel point elle ne s'en est jamais remise.

A l'heure de l'affaire Weinstein, cette triste histoire fait écho. Triste destin...

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