Zao
de Richard Texier

critiqué par Veneziano, le 29 juin 2018
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
Un hommage au peintre de l'espace et de l'invisible
Artiste contemporain abstrait, formé également à l'architecture, Richard Texier rend hommage à Zao Wou-Ki, peintre chinois naturalisé français qui s'est plu à voir retranscrire l'invisible, l'espace et les nuages, sous la double influence de la calligraphie chinoise et de l'abstraction française depuis l'Impressionnisme. Plusieurs livres lui ont déjà été consacrés. Celui-là s'avère un peu plus personnel, les deux hommes ayant été amis, avant la disparition de l'être décrit en 2013. Il y est certes dépeint son oeuvre, la manière et la méthode adoptées, notamment en fin d'ouvrage, mais il est ici retracé le caractère de l'homme, paisible et riche d'une forte vie intérieure, de ses sources d'inspiration, de ses attirances respectives dans les deux mondes qu'il connait le mieux et qui l'habitent désormais, venus d'Orient et d'Occident.
Une série d'anecdotes signifiantes constituent en puzzle la genèse de l'art de Zao Wou-Ki (Zao étant son nom de famille). C'est intéressant, et l'hommage, sensible, assez émouvant.