Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin

Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Odile93, le 9 mai 2018 (Epinay sur Seine, Inscrite le 20 décembre 2004, 64 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (20 349ème position).
Visites : 593 

Un petit coin de France en Afrique

Je suis bien étonnée que ce livre n'ait encore fait l'objet d'aucune critique. Alors, je me lance car ce livre mérite qu'on s'y attarde !

Je n'ai pas l'habitude de raconter l'histoire d'un livre, ni d'en dévoiler un tant soit peu le dénouement, donc juste dire que ce roman raconte l'histoire d'un consul roumain qui travaille pour la France à Conakry. Ce personnage, très attachant, est peu estimé au Consulat, c'est le moins qu'on puisse dire. Sa vie est banale jusqu'au jour où un Français est retrouvé suspendu à son mât dans le port de Conakry.

Notre Roumain va alors s'emparer de cet assassinat pour tenter de comprendre ce qui s'est passé, il va mener l'enquête.

Le style de Rufin ne m'a pas laissé indifférente, je me suis sentie portée par ce livre, par ce personnage si touchant. Dès les premières pages, on est plongé dans une ambiance "ex patrié" en Afrique. C'est plus l'atmosphère des lieux et le personnage si atypique du Roumain qui m'ont plu que l'intrigue, même si celle-ci est intéressante



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Un polar d'atmosphère

7 étoiles

Critique de Alma (, Inscrite le 22 novembre 2006, - ans) - 5 août 2018

Un roman dont l'intérêt me semble plutôt provenir de la présence du personnage de l'enquêteur, et de l'image donnée de l'Afrique que de l'intrigue en elle-même .

Aurel Timescu apparaît comme une sorte d'anti-héros, atypique mais savoureux « qui suscite les sourires en coin et des haussements d'épaule », en particulier par une dégaine et un accoutrement vestimentaire inattendu pour un vice-consul d'ambassade.
Il épanche son « oedème affectif » au piano et noie son blues blues d'ermite solitaire dans l'alcool. N'ayant pu encore exercer sa vocation « d'enquêteur contrarié », il trouve dans la découverte d'un corps suspendu au mât d'un bateau l'occasion de la pratiquer en marge de la police et à son seul profit.

Jean-Christophe Rufin s'essaie ici au polar d'atmosphère, qu'il a nourri de son expérience d'ambassadeur de France au Sénégal. On y perçoit l'ambiance des services de l'ambassade, l'absurdité de la bureaucratie de certains services, celle aussi des clubs où se rencontrent les expatriés . Tout cela sent le vécu.
On y sent aussi l'Afrique, la moiteur de sa chaleur, ses odeurs, ses bruits , ainsi que ses débrouilles, et le néocolonialisme qui imprègne encore les relations entre Blancs et Africains.

Un roman qui fait passer un agréable moment de lecture, qui devrait être suivi de deux autres tomes, mais qui peut paraître mineur par rapport à d'autres publications antérieures de l'auteur

Pas le meilleur roman de Rufin

6 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 51 ans) - 15 juillet 2018

Aurel Timescu, consul de France à Conakry mène une enquête sur l’assassinat de Jacques Mayères retrouvé suspendu sur son bateau en compagnie d’une femme noire nue. Ce consul à la dégaine peu commune, toujours affublé de son manteau de tweed malgré la chaleur, est raillé par ses collègues et remisé dans un placard en guise de bureau, mais il a toujours rêvé d’être policier. C’est donc l’occasion pour lui d’accomplir son rêve et de mener l’enquête discrètement.
Ce roman n’est pas parmi les meilleurs de l’auteur et présente peu d’intérêt. Tout au plus Rufin essaie-t-il sans doute de démontrer que les apparences sont trompeuses (tant dans le chef du mort que dans celui du détective en herbe). L’intrigue reste entière jusqu’au bout, mais le style est linéaire et un peu plat.

Roman (...policier)

7 étoiles

Critique de Bernard2 (ARAMITS, Inscrit le 13 mai 2004, 69 ans) - 3 juin 2018

Quand J.C. Rufin s'essaie au polar, cela donne un résultat contrasté. L'histoire de ce consul atypique est intéressante et fort bien écrite. De la part d'un académicien, on n'en attendait pas moins. La description des personnages, le cadre (la Guinée) donnent un esprit d'exotisme.
Mais l'enquête policière est fade et banale. Elle n'apporte rien au livre, qu'il vaut mieux considérer comme un roman « classique ».

JC Rufin se lance dans le polar ?

8 étoiles

Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 79 ans) - 18 mai 2018

Cet ouvrage se démarque résolument des livraisons précédentes de notre Académicien ! Il s'agit bien d'un roman policier avec une enquête classique, des rebondissements et un suspense final. Mais tout n'est pas dit pour autant.

Tout d'abord le style est toujours d'une grande qualité et on lit ce roman avec plaisir. Ensuite le héros est original et très attachant : un Roumain qui a vécu la dictature de Ceaucescu, et ses geôles, avant d'être accueilli par la France, et de se retrouver, bizarrement dans le corps diplomatique et d'être nommé Consul de France à Conakry ; il y étonne par son accent et ses tenues vestimentaires et les fonctions qui lui sont confiées sont modestes mais il connaîtra le succès en résolvant un crime commis sur la personne d'un plaisancier dans la marina de la capitale guinéenne. Beaucoup d'humour et une fine observation des mœurs locales contribuent au plaisir du lecteur.

Ce livre se lit rapidement et avec plaisir

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