Le Cavalier du Louvre : Vivant Denon, 1747-1825
de Philippe Sollers

critiqué par Veneziano, le 14 janvier 2018
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
La quête du beau au fil des régimes
Vivant Denon a réussi à se faufiler à travers les régimes politiques français post-révolutionnaires pour adapter l'assouvissement de sa passion, la recherche du beau, dont l'objectif final qui vient le ponctuer n'est autre que la constitution du nouveau grand musée national, dans l'ancien Palais Royal qu'est le Louvre. De la Monarchie à l'Empire, il vogue en Allemagne, en Italie, notamment à Venise, où il accompagne l'éphémère périple napoléonien, d'autres villes pour continuer à découvrir et garder son intégrité suite aux évolutions géopolitiques aussi mouvantes que vives, en Egypte, encore avec Napoléon, d'où il tire un ouvrage de vulgarisation d'un mythe artistique et historique. Enfin, l'érection du musée du Louvre, via toutes les oeuvres croisées et amoncelées constitue son oeuvre majeure et l'étape finale de son parcours.
Il s'est certes avéré souple dans ses relations pour son propre intérêt, mû par un objectif précis. Il en ressort un personnage constant dans ses fins, dans sa passion, dans un contexte politique éruptif, en mutations constantes fortes. Son action a été complexifiée, et d'autant plus riche.

Aussi se retrouve-t-il en parallèle, et presque en concurrence, avec Chateaubriant.
Il n'en fallait pas tant pour complaire à Philippe Sollers qui se délecte à retracer le récit de cette vie trépidante au service du beau. C'est agréable à lire et instructif.