Le tout dernier été
de Anne Bert

critiqué par Bernard2, le 17 novembre 2017
(DAX - 70 ans)


La note:  étoiles
Un livre poignant
Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, ne veut pas se voir diminuée jusqu'à l'insoutenable.
Le législateur français (gouvernement, députés), englué dans un obscurantisme égoïste et bien loin des réalités, s'oppose au droit de choisir sa mort. Il faut souffrir au-delà du tolérable. Une stupidité d'individus irresponsables et rétrogrades.
Les médecins soignent – lorsqu'ils le peuvent – les corps. Mais comprendront-ils un jour qu'un individu, c'est bien autre chose que des os et des organes...
Anne Bert évoque ces aberrations, mais avec pudeur, sans insister.
En femme dont la seule liberté que lui a laissé la maladie était de choisir sa mort, elle a donc dû partir en Belgique, pour se faire accompagner le plus paisiblement et sereinement possible vers sa fin de vie.
Elle nous laisse ce livre court, poignant, digne. Elle nous raconte ses dernières semaines avec les siens, son mari, ses enfants et petits-enfants, qu'elle ne verra pas grandir.
Comment ne pas avoir le cœur serré en lisant ce drame. Celui d'une double injustice, celle de l’inégalité devant la maladie, celle de l'aveuglement de « décideurs » qui n'ont décidément rien compris.