Sœur Emmanuelle
de Paul Dreyfus

critiqué par CC.RIDER, le 11 novembre 2017
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Un personnage hors norme
Qui était Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles (Belgique) et morte le 20 octobre 2008 à Callian (Var, France), souvent surnommée la « petite sœur des chiffonniers » ? Une religieuse de Notre Dame de Sion enseignante qui fit ses premières armes en Turquie puis en Egypte, et qui fut même naturalisée égyptienne à partir de 1991. Elle était surtout connue pour ses œuvres caritatives auprès des enfants et des plus démunis, les fameux chiffonniers du Caire, et fut un symbole, dans l'opinion française, de la cause des déshérités. Née d’une mère belge et d’un père français, elle possédait ces deux nationalités. En 1991, le président Moubarak lui a accordé la nationalité égyptienne en remerciement de son œuvre. Elle devint très populaire dans l’opinion publique, apparaissant régulièrement en tête des classements des personnalités préférées des Français.
« Sœur Emmanuelle » se présente comme un long reportage sur un personnage hors du commun, habité par le besoin d’imitation du Christ dans son amour des plus humbles. La partie la plus importante de l’ouvrage est consacrée à une sorte de longue interview de la religieuse. Celle-ci permet de mieux comprendre ses motivations au travers d’évènements et d’anecdotes sur sa vie dans un milieu particulièrement dur et défavorisé. Sur l’immense décharge à ciel ouvert, des Chrétiens coptes et des Musulmans survivent en parfaite entente. Malgré des conditions de vie effrayantes pour un Occidental, ils ne sont pas malheureux et sont même remplis de l’amour de Dieu. Une extraordinaire leçon d’espérance, de charité et d’amour du prochain que la lecture de ce livre revigorant.