Et l'obscurité fut
de Maurizio De Giovanni

critiqué par Jfp, le 21 octobre 2017
(La Selle en Hermoy (Loiret) - 71 ans)


La note:  étoiles
les héros sont fatigués
Où l'on retrouve les protagonistes de "La collectionneuse des boules à neige", la fameuse équipe du commissariat de Pizzofalcone, perché sur sa colline dans un quartier historique de Naples. Cette fois-ci Francesco Romano, dit "Hulk" et Marco Aragona sont sous le feu des projecteurs, en charge d'une enquête sur la mystérieuse disparition de "Dodo", petit-fils d'Edoardo Borelli, un des hommes les plus riches de la ville. Loin des clichés du polar "méridional" (humour drolatique, odorantes recettes de cuisine), Maurizio di Giovanni plonge dans les tourments de ses personnages, leur éternel mal de vivre, leur impossibilité à tisser des liens durables et à se faire apprécier de leur entourage, malgré leurs indéniables qualités, humaines et professionnelles. L'enquête piétine, sauvée in extremis par la formidable intuition d'Aragona. Mais suffira-t-elle pour vaincre les forces du mal ? Plus sombre que le précédent, comme son titre le suggère, "Et l'obscurité fut" nous entraîne aux confins de l'enfer, là où le destin frappe à la porte armé des pires intentions…