Harper
de Matthieu Biasotto

critiqué par Ayor, le 5 octobre 2017
( - 45 ans)


La note:  étoiles
Top, cela devient une habitude.
Voici encore un roman de Matthieu Biasotto au suspense terrible et toujours empreint d’un panel riche d’émotions.

Sa « patte » est désormais reconnaissable pour qui commence à le connaître, et ce n’est pas peu dire que d’affirmer que son style est percutant, soigné, et teinté d’un vocabulaire recherché parfaitement approprié. Les descriptions qu’il propose sont minutieuses et de par son style justement, l’immersion est totale, le lecteur se fond dans le décor et vit pleinement l’aventure du ou des personnages principaux.

Dans ce roman le décor se situe à Détroit, dans l’état du Michigan, au nord des États-Unis. Une ville portant les stigmates d’une pauvreté galopante, traumatisée par le déclin industriel, et dont beaucoup de quartiers, gangrenés par la délinquance, sont laissés à l’abandon.
Le personnage central de l’histoire subit de plein fouet le naufrage de son usine automobile et gagne un ticket pour la rue. Ce n’est qu’à la lecture de quelques chapitres que l’on comprend que c’est sa volonté et que l’enjeu en vaut certainement la chandelle.

Matthieu Biasotto choisit d’alterner les chapitres de l’époque présente avec ceux du passé, puis de les rapprocher la fin venant, afin de proposer une histoire originale, magnifiquement contée et fort bouleversante.