Sous le rideau, la petite valise brune
de Françoise Thiry

critiqué par Ddh, le 3 octobre 2017
(Mouscron - 76 ans)


La note:  étoiles
être métis n'est pas si simple
Sous le rideau de la vie traîne une petite valise brune lourde de sens.
Françoise Thiry, enseignante au début de sa vie professionnelle est actuellement coordinatrice d'un centre d'alphabétisation. Sous le rideau, la petite valise brune est son premier roman.
A 6 ans, l'héroïne arrive à l'aéroport de Bruxelles avec sa petite valise brune, accompagnée de Monseigneur ; mulâtresse, elle vient du Burundi et sera adoptée par une riche famille bourgeoise. De ses origines, elle ne sait rien. Toute sa vie, elle recherchera d'où elle vient. Sa vie avec ses parents adoptifs ne se déroule pas sans mal. Elle-même se sent tellement différente du monde qui l'entoure et cet environnement lui est plutôt hostile.
Françoise Thiry n'épargne pas le lecteur. Celui-ci se sent confronté à une réalité dont il ne se rend pas toujours compte : la condition du métis. Le métis est trop souvent le fruit d'une colonisation dominatrice. L'auteure nous fait revivre ces années où la bonne éducation couvrait bien des méfaits au mépris des victimes très souvent rejetées. Une réalité que l'on pourrait croire caricaturale si l'auteure même n'en avait pas été victime.