C'est le coeur qui lâche en dernier de Margaret Atwood

C'est le coeur qui lâche en dernier de Margaret Atwood
(The heart goes last)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Dirlandaise, le 30 septembre 2017 (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 63 ans)
La note : 4 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (46 535ème position).
Visites : 935 

La vie idéale a un prix

Attirée par le titre, j’avais une certaine attente envers ce livre. Quel choc ! Pourtant, j’ai bien aimé le début, ce couple qui doit vivre dans sa voiture après avoir tout perdu : maison, argent, amis, suite à un crash boursier. Je trouvais le sujet intéressant mais voilà que tout cela vire à la foire lorsque le couple se voit proposer une nouvelle vie en signant afin d’adhérer à un projet original : un quartier entier offrant la sécurité à une seule condition soit de partager sa maison la moitié du temps avec un autre couple et passer l’autre moitié du temps en prison afin de procurer du travail à une partie de la population. Autrement dit, la maison leur est offerte gratuitement mais elle ne leur appartient pas de même que tout le reste : meubles, vêtements, literie, équipement électronique etc. Enfin, peu importe car Charmaine et son époux y voient une porte de sortie à leur misère et leur désespoir. Ils flottent donc sur un nuage mais ne tardent pas à découvrir l’envers de la médaille de ce monde soi-disant parfait car il y a un prix à payer…

Ce roman s’inscrit donc dans la catégorie science-fiction à mon grand étonnement. Je dois dire que je ne connaissais pas Margaret Atwood, enfin seulement de nom et il me semble ne rien avoir lu d’elle avant. Je croyais aborder une œuvre d’une toute autre facture et j’en n’en revenais pas de lire cette suite grotesque de chassé-croisé amoureux débiles doublés d’une intrigue pas vraiment géniale ni même un tant soit peu originale. Certains y voient une parodie prémonitoire mais moi je n’y ai vu que vulgarité, superficialité et lorsque les Elvis sont entrés en scène, j’ai atteint le fond. Pourtant, j’ai lu que ce roman était un chef-d’œuvre, je voudrais bien qu’on m’explique car là, je suis larguée ! Toutes ces expressions imbéciles me sont rapidement devenues indigestes et ces personnages de carton pâte m’ont semblés le comble du kitch.

Qu’on m’explique ce que je n’ai pas compris si ce roman est un chef d’œuvre car là, je suis perdue et je suis un peu triste de devoir mettre seulement deux étoiles pour ce roman.

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Dystopie délirante

5 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 38 ans) - 28 décembre 2017

En ces temps, comment passer à côté de Margaret Atwood ? Avec le succès de la série télévisée, son roman « La servante écarlate », pourtant écrit il y a 30 ans, est devenu un véritable phénomène littéraire de cette année. Comme j’essaye d’être toujours à la pointe de l’actualité, je me voyais dans l’obligation de découvrir cette auteure et ce, grâce à sa dernière œuvre de science-fiction.

Avant de débuter ce livre, j’imaginais que Margaret Atwood produisait des dystopies pour adultes, à l’instar de George Orwell et de son 1984. Je pensais qu’elle traitait plus le fond que la forme. Mais c’était une erreur de ma part et c’est pourquoi j’ai été un peu déçu par ma lecture. Même si elle s’attaque à des thèmes d’adultes, le couple, le sexe, la perversion, la mort, elle les traite comme dans un roman pour Young Adult. En effet, rien n’est approfondi, l’essentiel reste en surface. Les personnages ne sont que des acteurs sans émotions. Tout le contexte de cette dystopie, qui aurait mérité d’être affiné pour en appréhender les caractéristiques et pouvoir mieux la condamner, est passé sous silence. Il n’est juste qu’un constat de départ où l’auteure va greffer son aventure. De plus, je n’ai pas vraiment compris l’intérêt de ce concept initial. Pour moi, cette alternance entre prison et liberté n’a pas de légitimité économique ou sociale et annihile dès le début la crédibilité du propos. Ce qui confirme qu’il n’y a aucun engagement idéologique et que la seule ambition de ce roman est de divertir.

Finalement, une fois ma désillusion mise de côté, j’ai pu profiter un peu plus de cette histoire plutôt délirante. L’écriture est agréable et on assiste à plein de scènes loufoques complètement décalées, qui permettent d’aborder des sujets sans jamais se prendre au sérieux et même parfois avec humour. C’est un récit d’anticipation qui n'a donc ni fondement ni message. Vous passerez peut-être un bon moment avec ce livre si vous ne faites pas comme moi et que vous l’abordez comme un simple divertissement farfelu et superficiel. Pour ma part, je suis resté de bois.

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