Une colonne de feu de Ken Follett

Une colonne de feu de Ken Follett
(A Column of Fire)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par DE GOUGE, le 27 septembre 2017 (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 62 ans)
La note : 4 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (2 542ème position).
Visites : 2 834 

Décevant, dommage !

J'ai gardé de Ken FOLLETT le souvenir vraiment percutant de 2 grands livres, à mes yeux :" Les piliers de la terre" et "La marque des Windfield" et suis particulièrement passionnée par cette période, explicitée dans le livre, de l'histoire européenne et extra européenne que représente l'époque folle allant d'Henri II à Henri IV : une violence dans la mutation religieuse, sociétale et intellectuelle fascinante et effrayante. Catherine de Médicis, Elisabeth 1ère, Marie STUART, Henri III et IV tentèrent de préserver une tolérance religieuse insupportable aux yeux des ultra-catholiques et des puritains.(Quand co-existèrent par ailleurs : la Papauté, Calvin et Philippe II trainant sa sinistre Inquisition).
C'est cette période que retrace l'ouvrage de Ken FOLLET. Las, malgré l'épaisseur du livre, c'est un épisode de l'Histoire trop vaste pour un seul écrit. Les nuances, si indispensables à la compréhension de ces moments tourmentés, disparaissent et ne permettent pas d'appréhender -sinon de loin- la réalité foisonnante de cette époque.
Bien sûr, pour un ouvrage de vulgarisation, il faut des personnages inventés : je suis déçue par leur texture mais surtout par l'impasse faite sur la réalité de ce que vécurent les "vraies" actrices de ce moment d'Histoire. Ainsi passe-t-on sur la complexité de vie et de relations qu'entretinrent Elisabeth 1ère et Marie STUART avec des raccourcis insupportables qui nuisent à la compréhension de cet étonnant face à face entre 2 reines si ennemies et si proches....et dont le destin a influé sur le cours de l'Histoire.
J'ai bien conscience du fait que m'intéressant particulièrement à cet épisode historique, je suis plus exigeante... Ken FOLLETT est agréable à lire, son style est coulant, aisé mais je ne m'y retrouve pas : des personnages convenus, des amours simplistes, des "gentils" et des "méchants"...et trop d'approximations.
Il y a, toutefois, une belle approche de la première réelle création du monde de l'espionnage (Walsingham oblige) qui fit date.
Pas sûre d'être objective, mais pour moi, vraiment, dommage !

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  Les Piliers de la terre.

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le bon, la brute et le truand

6 étoiles

Critique de Pytheas (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 53 ans) - 21 août 2018

Ned, Protestant, Humble et eclairé, Gentil.
Sylvie, Protestante, Humble et débrouillarde, Gentille.
Margerie, Catholique, amoureuse de Ned , soumise à sa foi , intolérante.
Rollo Catholique, brutal, Méchant.
Pierre, Ordure, arriviste, très Méchant.
je rejoins DE GOUGE , la période est trop vaste pour être résumée à ce, pourtant bien épais, volume, mais Ken Follett, maître en la matière, nous raconte l'Histoire à travers des personnages fictifs vivant dans l'ombre de ceux qui l'ont faite et ma foi, il la raconte plutôt bien. Dommage que les caractères de ses personnages soient si simplistes cela enlève un peu au plaisir.

Trop long !

8 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 51 ans) - 30 mai 2018

Ned Willard est amoureux de Margery Fitzgerald en cette année 1558 à Kingsbridge, mais le père de cette dernière la destine à épouser le "méchant" Bart, comte de Shiring, afin de se hisser au niveau de la noblesse. Margery est convaincue par l'évêque que c'est son devoir. Dépité, Ned se rend à Londres où il deviendra le bras droit de Sir Walsingham, chef des services secrets d'Elisabeth. Il sera amené à se rendre à Paris où il rencontre Sylvie Palot, fille de libraire et protestante.
Ce roman est vraiment très long, bien qu'en général je sois très friande de grosses briques ! Au début, j'ai craint que l'auteur ne retombe dans ses travers racontant une histoire d'obstacles qui se succèdent sans fin dans la vie des personnages principaux, mais j'ai ensuite été rassurée par la trame de l'histoire. Ken Follett raconte en parallèle l'évolution religieuse entre la France catholique et l'Angleterre protestante, toutes deux soucieuses d'apaiser les tensions et de tolérer l'autre religion malgré les trublions acharnés à semer la violence et l'intolérance. Il est parfois bon de se rappeler d'où nous venons en matière de radicalisme religieux…

Du bon Follett.

9 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 58 ans) - 3 avril 2018

UNE COLONNE DE FEU de Ken Follett « Robert Laffont 2017 – traduit de l’anglais 2017 » 923 pages

Follett pareil à lui-même nous soumet une excellente suite aux piliers de la terre et au monde sans fin. Il prend le temps mais c’est du bon. Follett sait comment raconter une histoire et comment faire durer le plaisir.
Mission accomplie, une lecture gaie, prenante et intéressante. Le sujet du protestantisme est bien détaillé, bien étayé.
Bien sûr l’auteur exploite le même schéma stylistique à l’infini dans chacun de ses livres mais après tout… puisque cela se lit bien et avec avidité... pourquoi pas ?

Follett.. un grand conteur d'histoires

10 étoiles

Critique de Faby de Caparica (, Inscrite le 30 décembre 2017, 57 ans) - 30 mars 2018

Bonjour les lecteurs ....

922.5 pages ... checked !!
Kent Follett, égal à lui même, nous a sorti une brique qui renforce les muscles des bras et est dangereuse si elle vous tombe sur le pied !!

Voici le 3° volet de l'épopée de Kingsbridge ( débutée avec " les piliers de la terre " et ensuite " un monde sans fin ") .

1558, fin de la renaissance, les guerres de religion font rage dans la vieille Europe.. l'Angleterre passe du catholicisme au protestantisme sous le règne d'Elisabeth I.
Elle va alors créer les premiers services secrets anglais, destinés à la protéger de toute tentative d'assassinat ou de rébellion contre le royaume.
L'une de ses premières décisions sera aussi d'établir l'autorité de l'Église protestante anglaise, dont elle sera le gouverneur suprême.
L'Europe va néanmoins se dresser contre elle et, en France puis en exil Marie, reine d'Ecosse patiente.

Impossible de résumer ce pavé en quelques lignes.
Kent Follett va nous faire voyager de l'Angleterre à la France en passant par l'Espagne, les Pays-Bas, l'Ecosse et même par Hispaniola en Amérique.

Excellent page turner où l'auteur, extrêmement bien documenté, enrobe l'histoire avec un grand H de passion, trahison, exils, espionnage et complots ..
Mais avec ce récit passionnant c'est surtout la question de la liberté religieuse qu’explore Ken Follett avec ces femmes puissantes favorables à la tolérance : Elizabeth I et Catherine de Médicis.

Passionnant .. décidément, Kent Follett est un très bon raconteur d'histoires.
Si vous avez aimé les 2 précédents, plongez-vous avec délice dans cette suite.

Le souffle n'est pas éteint

9 étoiles

Critique de Le rat des champs (, Inscrit le 12 juillet 2005, 68 ans) - 22 mars 2018

La saga des piliers de la terre continue, et cette fois, nous sommes au XVIe siècle, un siècle terrible, celui des guerres de religion, des bûchers de l'inquisition, des tortures, et de la saint Barthélémy. Les protagonistes des "Piliers de la terre" et d'un "Monde sans fin" sont devenus presque légendaires, et les jeunes vont se lutiner derrière la tombe du prieur Philip, qui du paradis doit les regarder avec amusement et bienveillance. La cathédrale se dresse toujours fièrement vers le ciel. Son message gravé dans la pierre est intemporel, mais les hommes ne savent plus le lire.
La recette de Ken Follett est brillamment réussie, une fois de plus. En mêlant habilement des personnages historiques et imaginaires, avec une documentation en béton, il réussit à rendre vivante une époque, au point qu'à certains moments de la lecture, on a l'impression de se retrouver au cinéma.
L'action est relatée avec beaucoup de précision et de finesse, à la fois en Angleterre, en Espagne, en France et aux Pays Bas. En Angleterre, la reine Elisabeth veut instaurer une paix religieuse, afin que plus personne ne meure pour sa religion, mais c'est décidément très difficile à réaliser avec l'esprit de cette époque.
Follett démontre une fois de plus qu'il est un des plus grands raconteurs d'histoire vivants.
C'est magistral, une réussite absolue, et ça ne démérite pas face aux deux tomes précédents. Moi, j'en redemande.

Passionnant

10 étoiles

Critique de Manhud Yrogerg (Bruxelles, Inscrit le 24 avril 2001, 41 ans) - 18 février 2018

J'adore ces romans où les personnages fictifs se mêlent à la grande Histoire. Follett nous entraîne dans une épopée haletante qui se déroule bien sûr au pied de la cathédrale de Kingsbridge mais aussi à Paris, Anvers, Séville et jusqu'aux Caraïbes. Les héros sont ballottés par les vents violents de l'histoire. On est témoin de la Saint-Barthélemy ou de l'attaque de l'armada espagnole contre le Royaume d'Angleterre. On croise des espions, des assassins, des comploteurs en tout genre .

L'Histoire comme un roman

9 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 39 ans) - 3 octobre 2017

Comme des millions de lecteurs, j’avais été emballé par ma lecture des « piliers de la terre ». J’avais avalé avec gourmandise cette fresque particulièrement efficace. Lorsque l’opportunité de lire en avant-première le nouveau volet de la trilogie m’a été offerte, je ne me suis pas fait prier. Je me réjouissais de passer une dizaine de jours dans la nouvelle production de l’auteur.

Dans ce nouveau roman, encore plus que dans « les piliers de la terre », Ken Follett maîtrise à merveille son art. La période de la Renaissance étant plus documentée que la période du Moyen Age, la réalité prend encore plus de place dans le scénario. Sa nouvelle histoire est donc un savant mélange entre l’Histoire avec un grand H et le romanesque imaginé par l’auteur. Les personnages historiques suivent leur destin déjà écrit et les acteurs, créés de toutes pièces, bouchent les trous de l’Histoire. La grande fresque se retrouve alors complétée et parfaitement articulée pour ne laisser aucun répit au lecteur.
En début d’aventure, j’avais craint d’être submergé par la multitude des protagonistes. Mais il n’en est rien. L’auteur sait parfaitement orchestrer son petit monde afin de ne jamais nous égarer et de nous immerger dans les différentes intrigues.

Ayant beaucoup de lacunes en histoire, j’ai appris beaucoup de choses sur la France et l’Angleterre de l’époque. La création des services secrets et la naissance des premiers espions est un thème qui s’avère passionnant. A la fermeture du livre, je suis donc sorti avec un sentiment de frustration parce que j’avais envie de continuer aux côtés de ses personnages si attachants et d’en apprendre plus sur la suite des évènements.

En conclusion, Ken Follett a une nouvelle fois été fidèle à sa réputation. Il a su mettre en forme une épopée de presque 1000 pages dans laquelle on ne s’ennuie jamais. Le talent de ce grand écrivain se confirme et je ne peux que vous conseillez de vous jeter dans cette H(h)istoire pleine de rebondissements, que vous ne pourrez plus lâcher !

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