Wayne Shelton - tome 13 - Vendetta
de Jean Van Hamme (Scénario), Christian Denayer (Dessin)

critiqué par Shelton, le 1 octobre 2017
(Chalon-sur-Saône - 61 ans)


La note:  étoiles
Du très solide !!!
Voilà, le nouveau Shelton est bien arrivé en librairie avec un scénario signé Jean Van Hamme et le dessin de Christian Denayer. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent bien que ma passion pour le personnage de Wayne Shelton est bien réelle puisque j’ai pris ce pseudonyme sur plusieurs sites… Et c’est bien normal ! Il est d’un âge confirmé, il aime la bonne nourriture et les bons vins et même s’il aime sa Miss Honesty Goodness on peut dire qu’il regarde la gente féminine avec une certaine sympathie… Ni misogyne, ni alcoolique ni boulimique, jamais dans l’excès, toujours dans le bonheur de vivre… Un beau héros qui me plait bien…

Seulement, voilà, pour vivre sa vie sans gêne, il lui faut gagner quelques sommes rondelettes car les hôtels, le voilier, les vacances et les cadeaux pour Honesty, tout cela coûte cher ! Généralement, il accepte les coups tordus proposés par des services de renseignements… En clair, on lui demande d’exécuter les missions que l’on ne peut pas réaliser par les voies les plus officielles… Et cette fois-ci, tout va changer !

Tout va changer ? Oui, car le commanditaire s’avère être la mafia, tout simplement, Cosa Nostra quoi… Attention, on ne lui demande pas de se transformer en tueur à gages, seulement de retrouver l’héritière d’un parrain pour qu’il puisse lui léguer une belle somme d’argent, des lingots d’or pour être précis…

Seulement, voilà, rien ne va se passer comme prévu… et je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup plus sinon les lecteurs mafieux vont mettre mon nom en tête de liste des spoilers à exécuter… Tiens au passage, il ne faudrait pas me traiter de spoiler mais de divulgâcheur, du moins si on prend conseil auprès de nos cousins canadiens…

Cette bande dessinée est dotée d’un bon scénario, très solide, bien construit et on peut dire que c’est du bon Jean Van Hamme. Certains trouveront que c’est un peu tarabiscoté à la fin, moi je trouve cela plutôt bien et même un peu drôle… Après tout, dans la mafia, il n’est pas interdit de vouloir rire un peu de temps en temps…

Christian Denayer est un dessinateur que j’aime beaucoup et qui maîtrise parfaitement son sujet offrant là une narration graphique très efficace et servant parfaitement le scénario. Dans le genre, il ne manque de rien, de l’exécution classique à l’explosion magistrale, des expressions humaines très variées de la jalousie à la surprise, de la haine à la peur, de la joie à la tristesse la plus absolue…

Il y a quelques années, j’avais dit ma tristesse de voir cette série décliner, depuis quelques albums je dis ma satisfaction de l’avoir vu redevenir une belle série dans le genre… En plus, un titre comme Vendetta pour le treizième album, cela ne s’invente pas, cela s’impose, tout simplement !

Après reconnaissons qu’il restera en suspens une question fondamentale : Wayne Shelton finira-t-il par demander la main d’Honesty ? On peut être tenté, mais la série stopperait ou, comme pour James Bond, il faudrait imposer à Shelton un veuvage très rapide… Trop cruel ! Qu’il parte en croisière avec Honesty, on verra bien au retour… Non ?
Un bon Wayne Shelton 6 étoiles

Une histoire de Wayne Shelton assez difficile à suivre. En effet, il faut vraiment être attentif à l'arbre généalogique pour comprendre les méandres -et ils sont très nombreux- de l'intrigue imaginée par le retors Jean Van Hamme.
Il nous offre ici un scénario riche en dialogues et en actions, en n'omettant pas de faire un clin d’œil à une autre série qu'il avait reprise, "Blake et Mortimer", avec l'apparition page 34 et 35, d'un capitaine du MI5, véritable sosie de Francis Blake.
Sinon, les grosses ficelles scénaristiques ne manquent pas non plus (notamment avec le passé de la belle Honesty Goodness) mais dans l'ensemble cet opus se laisse lire.
J'ai arrêté d'acheter cette série, trouvant qu'elle se lisait un peu vite (me contentant de l'emprunter à la médiathèque) mais là, en l’occurrence, cet opus se lit avec grande attention.
Côté dessin, rien à redire. Denayer reste dans la droite ligne des précédents albums.

Hervé28 - Chartres - 48 ans - 29 octobre 2017